poésie philosophie délire
tu es entré en lui, sous son visage, sous sa moustache, au jour de l’échec, du désaveu de sa production artistique… et tu l’as poussé, tu as soulevé les masses avec lui, fait grandir la haine au-delà de ses ailes, au-delà de ses pensées millénaires… tu...
c'est l'âge des certitudes où le monde adulte lentement s'insinue. tu as longtemps lutté contre les évidences. voici qu'elles apparaissent maintenant souveraines et prennent naissance en toi. c'est le temps des adultes qui t'accueille au soir de l'adolescence....
je suis là. je ne pense pas. j'avance l'arme à la main. la cible devant moi est abattue. c'était un homme, le père d'une grande et belle famille. je n'en sais rien. je ne pense pas. je laisse aux historiens les commentaires sur mes actions. je laisse...
Que n'es tu parti dans ces pays que l'on dit lointain assouvir ces plaines de désir que tu vois attitrés de si peu de gloire dans ces pays creux où les mentalités de béton grisaillent toute envie d'ennemi ? Ta faiblesse légendaire, maintenant colportée...
sous la lune de paris ou le soleil de la grèce, à travers les mails, à travers les hommes... tu perçois le monde et le transcris... au calme d'un visage, en sourire ou en mélancolie, au travers des mots si lointains... sur la mer des émotions, par temps...
ouvert au ciel et aux arbres, au bois supportant les pas, paisible dans la sérénité de l'avenir immobile, aux songes du futur de tes murs, aux plaisirs en miroirs prévus, aux mares intérieures le corps plongé, tu accueilles le visiteur en ami familier......
l'homme seul était là, aux bras grands ouverts à accueillir la femme seule, au cœur grand ouvert à dévorer l'homme si fragile... dans les parcs, dans les magasins, aux sourires vendeurs si blancs, qu'ils brillaient de l'éclat des pubs pour savons à dents,...
souvent des velléités, des élans, des rennes et des ours… et puis plus rien, comme si le désir n’était que bouffées, que feu d’artifice passager. alors le retour au plat, aux plats toujours les mêmes, purées, pâtes, comme si le monde qui entrait était...
plus loin, une femme s’avançait vers moi avec un nourrisson dans les bras. elle avait le regard perdu dans celui de son bébé. et l’enfant était également entièrement absorbé par sa mère. j'essayais d’arracher l’enfant à ces bras pièges, car je voulais...
tu me dis que tu es parti régler tes comptes avec la justice, ou plus précisément, que tu es celui qui va au bout de la logique du système qui nous environne… et tout ça pour me justifier ce meurtre ignoble, infecte, que les médias relatent maintenant....
laisser le hasard dériver avec nos sentiments emportés, avec les espoirs en flambeaux mordorés parcourant les ondes amicales des réseaux parfumés... inondés de relations opportunes aux coins des touches enlacées, par des inconnus visitées, synonymes de...
une nuit d'ennui. une vie d'envie. un chat tout le long du corps qui s'écoule et se roule. roule la bille qui dessine les vagabondages mentaux. j'observe tes ébats aux armes blanches dans le cadre impitoyable des mouvements infinis. il a tracé son cadre...
enfin il est là, ce grand vent intérieur, cette tempête qui pousse la plume à l'écume. oublié le calme plat et les rêves détendus. l'imaginaire revient porté par ce grand vent du large. havre pour les esprits en peine, le coeur accueille les pensées chahutées....
elle avait appelé tout le monde autour d'elle. à peine audible. et pourtant à la voix si forte, venue du passé. si souffrante et si apaisante. un mot pour chacun. un regard pour tous. car elle savait que s'était fini. alors elle transmettait de sa vie...
tristesse de l’élevage. une poussette devant soi. qu’on pousse, sans savoir pourquoi, jusqu’au bout de ses besoins biologiques. non, pas libre, mais attaché, par une chaîne aux affects si lourds, aux regards si prenants. liberté dans la transmission ou...
mais maintenant s’en était fini de cette découverte des genres. ras le bol. il n’était plus question de voir ce que la personnalité, le physique, la sexualité de chacun commandait, impliquait. mais il était temps de s’élever, de déployer ses ailes toutes...
il les avait disséquées, analysées, espionnées… il avait traqué les moindres agissement de leurs neurones, au son des plus puissants champs magnétiques, leur avait injecté des puces, des micro-robots, des imageurs… les avait observées dans toutes les...
j'avance dans la rue. il y a un homme à mes cotés. il sort une arme et tue la femme qui nous croise. plus loin, je vois un enfant pleurer dans les bras d'une femme... à ma droite, un homme se jette d'une fenêtre. un suicide, sans doute. il s'écrase près...
comme une araignée. dire qu'elle pense ! elle lit ces bouquins pleins de symboles venimeux aux angles acérés. elle est moche, bien sûr ; un peu de ces mutants que la science nous fournit. on a bien sur tous envie de l'écraser. oh ! toi aussi, lecteur,...
sur l'île paradis, à refaire le monde, tout en jeunesse et en espoir. oui, un monde meilleur, bien sur. et puis la nouvelle qui tombe, et on regarde la télé, et partout les yeux collés à ce monde plus trop meilleur, tout en flammes et en blessés. le centre...
c’était étonnant. le premier centre commercial qui avait explosé… ou plutôt disparu. étonnant, car un samedi matin, alors que tous arrivaient avec leurs voitures (que certains poussaient car vous savez, le prix de l’essence, mais on a ses habitudes, alors...
ça y est ! j’y suis arrivé ! entrer en solitude sans s’y noyer ! l’accepter, l’accueillir, ouvrir la porte sur le vide, franchir le seuil en indifférence des sens… en absence ou en présence, en creux ou en plein, toujours l’émotionnel étal… être prêt...
elle, toute en longueur. les yeux au ciel, les cheveux dans le vent du nord, parcourue du sable des dunes sauvages. caressée de désir, enlacée par les herbes sauvages… du fond de l’enfance, en observation de ceux dont elle vient, en volonté de prendre...
il était parti dans les refuges, dans les maisons de retraites, sous les ponts, à la recherches des malheureux, à la recherche de ces regards profonds qui appellent du fond de leur solitude... il écoutait dans les centres d'appels les personnes au bord...
j'explose de vie et vous ne le voyez pas. j'explose d'envies et vous ne l'entendez pas. je suis gris et vous le voyez. je suis triste et vous le sentez. les couleurs sont en moi. la vie est en moi, enfermée, prisonnière comme au coeur des ces femmes cercueils....