poésie philosophie délire
l'homme seul était là, aux bras grands ouverts à accueillir la femme seule, au cœur grand ouvert à dévorer l'homme si fragile... dans les parcs, dans les magasins, aux sourires vendeurs si blancs, qu'ils brillaient de l'éclat des pubs pour savons à dents, en artifice si lumineux... aux enfants épars, aux hommes et femmes qui ne savent plus se parler, aux sites si lointains que les photos parcourues ne sont plus qu'un sillage de mémoire... aux doigts qui retrouvent la musique du clavier, à danser sur les lettres, à chatouiller les mots, qui rigolent et sautent de joie pour les retrouvailles des caresses des pulpes de chair. et si loin le regard profond, que des jumelles émotionnelles ne suffisent plus pour en évoquer le souvenir. si loin les pas dans la neige des soirées longues, à voir par les fenêtres des autres la vie qui passait aux pieds des immeubles droits dans la grande ville... aux soirées agitées, pleines de tangages partagés, pleines de mots aux oreilles qui résonnaient, absorbés dans les rayons aux livres en fleurs... aux bords des parcs soyeux, qui accueillaient les corps s'étirant en longueurs infinies