poésie philosophie délire
le 11 septembre matin. dans l'avion qui décolle. la puissance des moteurs qui le colle au fauteuil. une belle journée, avec des rayons qui entrent par les hublots et vous chatouillent. le sourire des hôtesses. et la ville de New-York, qui s'étale sous...
un regard bizarre. alors il l’avait poussé devant la grosse machine. un peu de bruit. et il est parti. parce que peur. un peu. peut être pas bien en fait. mais un regard méchant. sûrement. alors la police partout, qui sonne si fort. et des vidéos. de...
ils couraient tout autour de lui, en répandant des halos de lumières furtives un peu partout, bondissantes dans la nuit. depuis que le gouvernement avait décidé de remplacer l’éclairage public par des lapins fluos, ils pullulaient. et puis une de leur...
je suis parti en plongée dans les profondeurs des pensées totalisantes, en quête de l’être, de la connaissance de ce que je suis, je que je perçois, et de tout les éléments autour de moi qui m’ont conduit ici, au fond de la terre… lorsque ma face s’écrasa...
tu es là, au soir écartelé par ces pensées vagabondes aux soleils aérés. une carte du monde devant toi. tant d'espace où marcher, tant d'espace où plonger ! qu'as tu appris aujourd'hui ? n'as tu pas, à ton habitude débonnaire reproduit l'avant veille...
c'était simple avec elle. toujours à parler et à discuter, aux parents si proches, si similaires, qu'une proximité semblait là... et puis le passé, qui revient et vous prend à la gorge, pour toujours, à jamais, si puissant et si fort, un peu comme si...
il l’avait laissée partir. s’évanouir plutôt. mais peut être n’avait elle jamais été là. un peu comme le reste sans doute. une impression toujours étonnante d’absence d’adhésion. une étrangeté première. alors quand dans la brume il voyait encore un peu...
pierre avait ses moutons dans un champ. un jour qu’il allait les nourrir, il constata que l’un d’eux avait été sauvagement tué. une brebis, qu’il avait fait naître. tuée par des hommes. par des chiens. par des haines. alors lentement le venin montait...
elle était en blanc. le plus beau jour de sa vie. aussi le jour de sa condamnation… elle ne le savait pas encore. condamnée à obéir à ses fantasmes, à sa culture de classe, au mépris… et au jour le jour, la réalité se faisait plus menaçante, en intrusion...
exégèse de quelques petites phrases... fracture entre deux inconscients... je te serre dans les bras, impression d'un cadavre… je suis condamnée, morte dans ses yeux. tu peux mourir et j'en ai peur. est ce que tu m'aimes ? impression que non, non exprimé,...
des corps. survolés. en souvenirs. chaleureux, car porteurs de regards. et d’amitiés, et de compréhension. mais partis. ou toujours là, quelque part, d’une autre façon, à distance… et des pieds, et des ventres, et des jambes, aux quatre coins de la pièce,...
lorsque je me suis perdu dans tes yeux, enfoui au plus profond de toi, remplie de l’essence de ce que je suis… lorsque tu as bâti de ma pâte ceux qui se lèvent et marchent, ceux qui grandissent en force… lorsque leurs paroles ont éclos dans mes oreilles,...
je t’ai vu t’envoler au ciel dans les cris des enfants qui voyaient la nuit s’abattre, les parents en miettes aux pieds de leurs désillusions, sans plus d’espoir ni saveur, sans goût dans la bouche, sans sel aux aliments fades et blancs, aux poussières...
se tenir droit pour ne pas s'effondrer. garder la façade et l'apparence quand les structures internes sont atteintes. fuir toute personne effondrée sous peine que sa propre façade ne s'effondre. garder ce secret dans une grande solitude. générer admiration...
une danse de femme bleue en casamance. tu as goûté ces lointaines huîtres aux marches des palétuviers. même la nuit enserre ces palmiers bariolés de l'orange des noix. une impression de fête au soir des herbes tombantes. acculé à la case d'argent les...
nuit, aux échos de fêtes alentours. chez soi, enveloppé de silence, si doux, si fort. ouvrir ses bras et l'accueillir, le respirer, l'entendre entrer en soi, qui résonne au plus profond. présence du vide qui irradie le corps, si plein que le monde disparaît....
La pluie griffait la vitre du train. A toute vitesse. Pour foncer ailleurs, bien loin du quotidien. Mais il était là pourtant tout les jours, partout, même à toute allure, même dans les nuages… les gouttes s’écoulaient, lentement, en le regardant. Et...
je suis remonté aux premiers temps du big bang, dans cette lumière fossile qui contenait tout. et là, j’ai vu. j’ai vu l’univers dans l’expansion de sa première liberté : celle de l’espace. et j’ai compris… la liberté. mère de l’émergence. émergence de...
des objets, partout, plein les sacs, plein la maison, plein en lui. plein. pour oublier le vide. croire le combler. avec des achats, des transactions, des échanges. pas de regards, pas de relations. et puis manger, manger, pour que ça rentre bien au fond...
elle sentait en lui toute la force qu’elle attendait. alors en commando, en panthère, en vipère, toute en ondulation, en cheveux rebelles, en parfums, autour de lui, des regards envoyés, comme des missiles, comme des lassos. et le voir hésiter, s’interroger,...
il était entré dans la salle toute rouge... ce n'était pas un poignard dans le dos, mais plutôt un coup de barre sur la tête, d'une violence inouïe... la cervelle avait volé en éclat, sur les murs et le sol... il avait ramassé precautioneusement tout...
donner, recevoir, modifier... échanges chimiques, sonores, tactiles, conceptuels, soubassement des architectures relationnelles enfantées par les solitudes derrières des boites de lumières aux lettres parfumées de pluie. dans le halo des navigateurs sur...
ville mystérieuse qui s'étale aux temps nouveaux. les animaux sont entrés dans la grande ville aux temples sacrés. l'imaginaire collectif des peuples lointains vient mourir sur les rives salées. et le voyageur anxieux construit en pensée les fastes passés....
les chasseurs étaient arrivé sur leur proie. il gisait là, par terre, comme une merde. bien moins fier que lorsqu'il virevoltait ça et là avec son petit arc et ses flèches, à essayer d'atteindre des coeurs solitaires... il était tout mielleux, il voulait...
elle attendait la mort. car elle avait fait le tour de la vie. plusieurs tours même. la vie aussi avait tourné autour d'elle, tout en avions, guerres, indépendances découvertes, tout en double hélice envoûtante, à lui tournicoter autour, à la raviner...