enfin il est là, ce grand vent intérieur, cette tempête qui pousse la plume à l'écume. oublié le calme plat et les rêves détendus. l'imaginaire revient porté par ce grand vent du large. havre pour les esprits en peine, le coeur accueille les pensées chahutées. avec ce grand vent, la volonté arrive et déjà les bateaux s'arment afin d'aller sur l'autre rive. me voici maintenant capitaine de ce voilier, cinglant vers mes mers lointaines, vers ces rivages où la raison n'est plus. c'est enfin le départ et déjà la côte s'éloigne