poésie philosophie délire
la file s'allongeait. des centaines aujourd'hui. à crever la dalle. à regarder le sol. pas très fiers mais ensembles. on bouffait plutôt bien, donc on ravalait sa fierté, on se mettait dans la queue et on attendait son tour. on se regardait pas. on piquait...
Lire la suitesur l'île paradis, à refaire le monde, tout en jeunesse et en espoir. oui, un monde meilleur, bien sur. et puis la nouvelle qui tombe, et on regarde la télé, et partout les yeux collés à ce monde plus trop meilleur, tout en flammes et en blessés. le centre...
Lire la suitec'était sur le lieu de l'attentat. il avait ramassé le corps de l'enfant. et puis il l'avait goûté, et il en avait ri. d'un rire si fort que tout le camps c'était réveillé, car on riait rarement la bas, au milieu des bombes et des cadavres, au milieu...
Lire la suitedans la maison du silence. tu étais la. partout. en haut, en bas, sur les murs, en moi. tu es venu me visiter un soir d'orage où, foudroyé au fond du lit, je me tenais recroquevillé, à tourner autour de moi, les yeux charbons, aux sons cristallins du...
Lire la suitec'était des adieux. tout simples. par mail. un peu comme pour tout les adieux, écrire pour ne pas voir le regard de l'autre se baisser, regarder par terre, aux larmes qui s'écoulent et qui vous éclaboussent, vous brulent, en rupture du lien humain......
Lire la suitedes corps partout. qui remuaient encore. des jambes, des bras, des chairs tout autour. et moi au milieu, qui regarde. des bras qui s'agitent, des souffles cours, des émotions haletantes. et puis un moment de calme, de silence le long des enveloppes chaudes,...
Lire la suitedans les couloirs de la direction. le grand fauve dans le bureau du fond. on sait qu'il est là. on sent le souffle passer dans les bureaux. souffle de pouvoir et de mort. il rumine des conquêtes, des vengeances, des opérations secrètes... et lorsqu'il...
Lire la suiteelle avait appelé tout le monde autour d'elle. à peine audible. et pourtant à la voix si forte, venue du passé. si souffrante et si apaisante. un mot pour chacun. un regard pour tous. car elle savait que s'était fini. alors elle transmettait de sa vie...
Lire la suiteun jour on prend conscience que la beauté n'existe pas. alors on pleure. on ne peut pas faire autrement. sans beauté, pourquoi ? la beauté des femmes ? éphémère. alors s'enfoncer dans le noir des jours, continuer à respirer car on ne peut pas s'arrêter,...
Lire la suitetoujours vivant. pour se punir. car il était si simple d'en finir. tellement d'occasions. mais non, lutter, rester à respirer ici, car il était si simple de rejoindre son fils, qu'il avait porté dans ses bras, tout de sang, d'une belle couleur si rouge,...
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