poésie philosophie délire
des qcm pour s'interroger soi même au travers des questions neutres aux regards introspectifs, dans les mots choisis pour sonder ton âme en réponse aux regards profonds... aux phéromones envoyées par delà les vents appelants les enfants à venir, les patients...
de grandes maisons qui s’étiraient sur de longues pelouses… toutes d’ennuis prélassées, comme de grandes flaques d’eau, au soleil de l’amérique. sans histoire, condamnées aux repos des banlieues de bonheur… et les enfants qui jouent, qui tournent, si...
alors les produits dans le sang circulaient, pour écrire et encore écrire… car sans produit pas de mots, pas de morts, que des papillons, et des grands oiseaux, ou alors des profils noirs, qui circulent dans les grands appartements vides… et j’ai vu les...
ils arrivèrent droit sur moi, brutalement, tels une nuée de furie. je fus brutalement dépouillé, vêtements arrachés, objets avalés, dévorés… plus rien sur moi, plus rien autour de moi… nu tel un vers… et un sentiment immense de vide et de liberté tout...
maintenant que je suis en toi, je peux admirer le développement de tes pensées, de ton regard, de ta volonté sans faille, du choix de ta proie, au dessus des hommes, simples fourmis en errance éparse. tu as en toi les armes de feu, les souffles multicolores...
dans le silence des soirées esseulées, par les enfants espérés au fond de soi couchés, au fond des radios et télés tapissant les murs de nos solitudes urbaines, le long des vies aux cliquetis rassurants, aux répétitions endormantes... se jeter dans le...
une seule présence, un seul sourire, des paroles légères. un sourire magnifique. une élégance et un regard... qui vous rappellent vos premiers amours. vos peaux lisses et lumineuses entrent en moi tels ces poignards d'orgueil. je me croyais guerrier au...
j'entends dehors les grands souffles de vents venus des terres où l'on dit le sable chaud. il est là en mission. partout il va et soulève poussière et saleté. il n'est pas corruptible : les hommes ne peuvent l'atteindre. il va partout et nous souffle...
cela faisait des années. que je la connaissais. que je pensais la connaitre en fait. toutes ses réactions, d'avance, en moi je le savais... je les anticipais. fusionnés, au plus profond de nous. je le croyais. depuis l'enfance, depuis les souvenirs, depuis...
c'était des adieux. tout simples. par mail. un peu comme pour tout les adieux, écrire pour ne pas voir le regard de l'autre se baisser, regarder par terre, aux larmes qui s'écoulent et qui vous éclaboussent, vous brulent, en rupture du lien humain......
à la fin d’un dîner en ville, une nouvelle rencontre peut elle être possible ? sa réponse, elle s’en souvient. un caméléon qui leur bouffait leur cervelle pour aller vers d’autres espaces psychiques. là, au coin d’une table, le constat brutal d’une simple...
par les rues et les églises, par les squares et les marchés, il pleut en moi comme sur la ville. partout ton visage réapparaît, partout ton départ est signalé... désorienté, noyé de musiques aléatoires, perdu au fond des notes, dans les paroles divines...
toute relation humaine s'inscrit dans un jeu d'alliance et de diplomatie. je suis ton ami, tu es le mien. soutien mutuel. au grand jeu des luttes sociales, les batailles dans les salons se livrent. traquer la connaissance, l'utiliser comme instrument...
tu arrives avec une grande ouverture sur ce que l'on appelle encore ta face. serait ce un sourire ? tu es heureuse à coté de cet homme. tu me le présente comme ton mari. mais, finalement, n'est il pas tout simplement celui avec qui tu partages la couche...
je n'en avais pas peur. elle venait me visiter. il y a bien longtemps. je la voyais passer, de ci, de là, dans mon grand appartement, dans les grands soirs d'hiver. elle était calme, silencieuse, discrète. elle me tenait compagnie, sans rien dire... toute...
ne pas s'attacher à vos figures d'anges pour fuir les souffrances à venir dans les rapprochements sensoriels... refroidir les ardeurs internes qui te poussent à la découverte profonde des territoires inconnus, désirés, sur les seuls indices d'une rencontre...
ce texte n'est pas un roman littéraire. la préparation d'un meurtre en fait. quelques noms ont été changés. la plupart sont vrais. ne poursuis donc pas la lecture au delà de ces lignes… au risque d’une accusation de non assistance à personne en danger....
par delà les vitres des trains, des voitures, des avions, des lunettes de soleil… défilaient les paysages variés, les nuages, les arbres, les armes, les choses et les femmes… des grands canons rouillés, qui criaient au ciel leur désespoir de fer… des...
lecteur, lectrice… réguliers, fidèles. en retour permanent. en lecture et relecture. d’une fidélité étonnante, même à une source si longtemps asséchée… caché derrière l’écran d'anonymat. épié sans le savoir. suivant le chemin, les cheminements, les mots,...
parfois des envies d'adios amigos. a chao, je quitte la scène, je déménage, je pars en laissant tout derrière moi, les portes grandes ouvertes, aux vents battants. je laisse le vide, se remplir de souffles lointains, sans me retourner, aux larmes absentes,...
il était descendu du train. de la bétaillère. trés vite. parce que ça gueulait. ça hurlait. avec des chiens partout autour. et puis dans la longue file. avec des femmes enfants vieillards, un peu de tout quoi. comme dans la vie. comme pour attendre le...
deux chats en continuité de l'enfance, pour rompre la solitude du départ de la moitié qui te fit, de l'abandon étonnant d'une paire d'yeux bleus reflets du ciel de l'est... aux couleurs de blés, en ondulation tout ton long, telles des anémones de ciel,...
les rides tombaient par terre, en longs filaments emmêlés. et pourtant elle venait juste de se démaquiller, à peine un simple geste et tout se défaisait, brutalement, un peu comme si la beauté implosait, et le temps était là, soudain, en irruption cutanée,...
compléter l’histoire. donc se raconter des histoires, pour être dans la fiction, dans la cohérence, dans son nuage de mots. et les nouveaux prêtres étaient là, à vous perfuser de mots, dans vos divans allongés, à vous susurrer des directions, des interprétations,...
alors que j’avançais lentement vers un endroit un peu plus sombre, j’entendis des coups de feu partir du bas coté du chemin. les balles me transpercèrent de part en part, et elles faisaient une trajectoire assez nette en moi, pour finir en feu d’artifice...