poésie philosophie délire
souvent des velléités, des élans, des rennes et des ours… et puis plus rien, comme si le désir n’était que bouffées, que feu d’artifice passager. alors le retour au plat, aux plats toujours les mêmes, purées, pâtes, comme si le monde qui entrait était toujours identique à lui même, devait l’être jusqu’à la fin des temps… on ingère ce que l’on perçoit du monde… un monde de pâtes et de jambon, un monde où son regard ne voit plus de nouveautés. alors l’imaginaire est le refuge de plats merveilleux, aux odeurs des cèpes et du gibier, à la moiteur des intérieurs des accueillantes… et ce repli sur soi, cette carapace de pâte, on le porte en soi, on l’affiche, aux yeux en coquillettes, aux oreilles en tortellini, l’italie en bannière flottante…