poésie philosophie délire
des lettres à toi qui est partie vers d'autres visages, vers d'autres rivages, avec les enfants en partage. lettres bouteilles jetées à la mer, destinées à maintenir l'espoir du naufragé solitaire. bouteilles qui finiront au fond des océans avec les illusions...
des corps partout. qui remuaient encore. des jambes, des bras, des chairs tout autour. et moi au milieu, qui regarde. des bras qui s'agitent, des souffles cours, des émotions haletantes. et puis un moment de calme, de silence le long des enveloppes chaudes,...
un philosophe vit un paysan, qu’il croisait souvent, mais jamais sans plus d’un salut cordial. ce jour, le philosophe était de bonne humeur et décida de s’ouvrir à cet homme pour partager sa découverte de la nuit. après les cordialités d’usage, et quelques...
j’avais fermé ma bouche, car les mots ne décrivaient plus, n’ordonnaient plus, ne façonnaient plus. leur force c’était évanouie, envolée. les hommes alentours n’écoutaient plus, des téléphones rivés au fond des oreilles, des écrans au fond des yeux, de...
tu l’avais trouvé plus bas que tout, au fond de la ville, au fond de la vie, noyé sous ses larmes, sous ses coups, la tête contre le sol, sans plus de regard sinon sur le goudron, une nuque offerte aux passants, aux chiens, à la brise glaciale déjà en...
par le bout des doigts, le long des nerfs fatigués, description des qualités sculptées dans les écrans aux yeux des inconnus, sans limites, sans chaleur... qualificatifs distants et difficiles sans reculs certains pour sémiotique rêvée, destinés à des...
c'est un départ pour ces paysages de photos. du grand bleu et du soleil vu sur les trottoirs de paris. un bout du monde si près des hommes. l'attirance éternelle des premiers temps. des pirogues embarquées au départ du voyage astral. une arche de noé...
un tableau vide, encadré de vert, perdu au milieu des tambours de la brousse. même les émotions se chantent dans la savane. les fruits des amours sénégalais en bandouillère, dans le dos. l'instrument d'accès à la civilisation. une paire de chaussette...
j'ai repris le grand livre que l'on dit mystérieux. le grand livre qui nous révèle ses paysages intérieurs. encensé par la critique, galvaudé par sa lecture, le grand livre est toujours là, livré au vent des yeux curieux. il nous présente un peuple, une...
aller. et venir. et revenir. sur soi. sur les autres. se regarder, s’écouter, se voir dans le regard d’autrui, dans ses comportements… neurones miroirs… en reflet, en reproduction, en transmission, en écoulement. flux et reflux de l’autre en soi, par...
alors sur le chemin je rencontrais le philosophe. il était chargé de gros livres et avait du mal à les porter. il laissait derrière lui toute une traînée de feuilles qui s’échappaient de ses livres, et que les corbeaux venaient picorer. il avait l’air...
il était habité de multiples personnages, rationnel, sensible, émotif, enfantin, écorché, dirigiste, tel un bouillonnement perpétuel, sans invariance dans les volutes des relations aux autres. il s’adaptait en permanence au monde mouvant des personnalités...
l'équilibre fragile. depuis si longtemps chateau de carte. et un souffle, une vague, un tsunami, qui vient du passé, et qui monte, monte, très haut... et vous courez, pour fuir la puissance du temps, qui vous rattrape, alors toujours plus vite, on court...
elle passait de temps en temps. il était tapi dans l’ombre et la guettait. elle cueillait des fleurs et les portait à son visage, lentement, majestueusement. son visage devenait fleur, bouquet, aux pétales éclatantes… et les oiseaux venaient, des colibris...
oui, une tristesse abyssale... à voir la trajectoire du sang. dans toute la ville, comme un appel à ce monde. non, pas des cailloux blancs pour retrouver son chemin. non, mais des gouttes rouges pour rester ici bas. pour continuer à sourire et à vivre....
parfois ce sont les pourquois qui viennent. pourquoi être là, pourquoi de ses mains parcourir des claviers. pourquoi se lever pour modifier le monde par ses inventions, pourquoi le progrès alors que tant de questions sont là. pourquoi pas de simplicité...
je les avais convoqués tout les trois et alignés là devant un mur. il avait été décidé d’éliminer du langage toute trace de collectivité, symbole hargneux du lien à l’autre, aliénation éternelle… je tu il, unicité de l’être, sans liens entre eux, liberté...
j'étais parti du rivage des syrtes avec un rameau d'or... j'ai affronté le desert des tartares en quête du jardin des hesperides. Arrivé au jardin mythique, je me mis à la recherche de l'arbre aux pommes d'or. Il fut trouvé après plusieurs jours de quête....
une maison de grand-mère. un bloc intemporel. la maison du temps, en fait. figé. qui ne s’écoule plus. on le voit se promener, par ci, par là, entre les objets aux poussières raffinées, entre les parcours toujours les mêmes, aux répétitions éternelles....
l’autre. un simple objet. comme une pierre. rien de plus. que l’on prend, manipule, lance et rattrape… et puis refaire le lien. vers son passé. vers son regard. vers ses émotions premières, seul lien vers son humanité. alors à leurs souvenirs verser des...
mais pourquoi cette promenade, pourquoi ces rencontres à venir, pourquoi ces observations du monde ? parce qu’un évènement peut transfigurer, modifier, et fait que le monde ne peut plus être le même qu’avant ? qu’il y a une frontière désormais bien marquée...
il avait réintégré son corps, à la manière d’un gant qu’on enfile, lentement, precautioneusement, pour ne rien abîmer de cette enveloppe qu’il avait laissé en errance au milieu des hommes, à la croisée des destins multiples. il avait gardé du ciel ces...
acclamé par la foule, le grand être se lève comme pierre au soleil. et c'est nuées de mains alentour parcourues. la joie est là qui parcourt aux heures chaudes les lèvres admirables. je te transmets ce message que les songes ont confiés aux creux des...
aux yeux tirés des lointaines contrées, par les visages de l'ouest attirées, par les images des idoles différentes aux paupières nettes... dans la conscience de n'être qu'une de la communauté, par la terre, jugée par le ciel à servir... en volonté de...
j'avançais dans la vie. en marche arrière. je ne savais pas trop où j'allais en fait, mais je voyais le passé défiler distinctement sous mes yeux, aux reflets des émotions, des chocs. difficile d'avancer en reculant. d'y aller à tatons, aux sons, aux...