poésie philosophie délire
un arbre de solitude, qui pousse en soi... qui devient foret. et du fond des racines, une voix qui grandit. vers le ciel. qui vibre dans les vents, d'une profondeur abyssale... protectrice et forte, aux basses des ténors, aux harmonies divines... et les...
oui, il existe d’autres voies que de sombrer dans le désir de rendre le mal que l’on subit. c'est partir, accepter, s’envoler, se métamorphoser… au risque de sa vie, au risque de quitter à tout jamais le cycle des désirs. c'est quitter le monde pour s’éveiller...
la file s'allongeait. des centaines aujourd'hui. à crever la dalle. à regarder le sol. pas très fiers mais ensembles. on bouffait plutôt bien, donc on ravalait sa fierté, on se mettait dans la queue et on attendait son tour. on se regardait pas. on piquait...
il avait pris sa peau en étendard, en fierté à élever au dessus des hommes, à afficher aux vents des yeux… et au dessus du monde blanc volait désormais la bannière de la nuit, d’un noir éclatant, en brillance centrale des regards. oui, s’affirmer tel...
tu as travaillé sur les objets qui donnent la puissance absolue aux êtres des esprits ci dessus. difficile ensuite de ne pas considérer la vie comme futile et éphémère ! que ne pouvais tu raser d'un trait cette région du résultat de tes élucubrations,...
là bas. tout là bas. loin. par ci et par delà. mais jamais d'ici. nulle part d'ici, mais toujours d'ailleurs. peu de racines, si fragiles, si légères. une présence aérienne. trop légère, sans gravité. alors rechercher le poids, pour se poser. pour déposer...
nous étions revenu de là bas. d'où l'on ne revient plus. triés, parqués, amenés à la désinfection, et puis au ciel, avec la fumée si haut. et au retour les mêmes trains, les mêmes bus, le même tri. et les autres, qui étaient restés et viennent nous voir...
faire l’amour comme on irait manger dans un macdo. comme ça, rapidement, comme si rien ne s’était passé. et puis vite oublier… est ce qu’on se souvient de son bigmac ? alors si le hamburger revient, on ne comprend plus. quoi, qu’est ce qu’il y a ? mais...
elle portait en elle la vie. non pas sa vie, car celle-ci était portée depuis bien longtemps, un peu sans le savoir, avec beaucoup de légèreté et d’inconscience. non, là, elle portait réellement LA vie et tous autour d’elle le lui faisaient bien comprendre....
elles étaient belles, les unes et les autres. elles aimaient, chacune à leurs manières. et je les voyais, derrière mes yeux lointains, du fond de moi, aux antipodes de leurs présences... je leurs laissais mon corps, car elles le désiraient, je leur prêtais...
je me demande parfois. pourquoi. pourquoi tout. pourquoi tout ça autour de nous. et pourquoi moi. et pourquoi ce pourquoi. comme une injonction de mes pensées, comme si je ne devais pas admirer la question plutôt que chercher la réponse. c'est la question...
des jours comme ça. où on dit au revoir, mais on a envie de rester… d’être là, avec d’autres personnes. mais on rentre. seul. on allume les lampes, s’allonge et éteint. on s’éteint un peu en fait. on attend. quoi ? on n’en sait rien. Godot, les tartares,...
elle avait séquestré ses parents. pour qu’ils avouent. pourquoi était elle là ? car elle ne pouvait pas se résoudre à se dire que la seule question philosophique qui vaille soit celle du suicide. faut il réfléchir à la fin de sa vie pour lui donner un...
il avait tout essayé, utilisé toutes les langues du monde, tout les messages indirects, toutes les postures du corps, de la pensée, de l’inconscient… il s’était paré de tout les attributs de la gaîté et de la joie, avait survolé les femmes, les reins,...
nous l’avions établi comme notre dieu, élevé au dessus de tous, à croire en lui pour nous délivrer. il avait organisé de grandes fêtes à sa gloire, et nous lui vouions un culte pour qu’il règne au dessus de nous et nous élève de ses grandes ailes noires....
inconscient, mais habité de vies, d’activités, de fantasmes… de formes, d’évanescences, de signaux neuronaux, un peu partout qui occupent, qui pulsent… et la raison, la conscience, là, au coin qui guette, aux yeux soupçonneux de la rationalité… toujours...
c’était une nuit noire dans laquelle il fut brutalement réveillé. il monta au sommet de la montagne d’objets, la pyramide des produits des hommes, escalada les voitures, les avions, les motos, les télés, les frigidaires, les préservatifs, les jouets…...
comment écrire sa haine dans un panier d'oiseaux aux ailes d'or ? les rats hors de la cage, des yeux d'affamés aux bords des lèvres. et toujours ce milieu de carapaces austères que l'on regarde envieux. un chanteur perdu dans des voix d'enfants, la fatigue...
face à l’ours qui volait vers lui, face à la mort qui l’enlaçait maintenant de ses douces griffes chocolat, il ouvrait grands ses yeux candides. plus de philosophie, plus de livres, plus de questions sur le monde, juste sa compagne qui le rejoignait là,...
je t’ai vu sans face aux vents des regards étonnés. je t’ai couvert de mots pour qu’ils te pansent les douleurs des derniers souffles roques de la vie. cette chienne de vie qui ne veut pas partir, qui est encore là, au coin du corps, qu’on pourchasse...
je. difficile je. difficile d’assumer tout ce qui suit derrière cette affirmation de soi. quelle simplicité, facilité, de se cacher derrière la poésie, les mots qui viennent en cascade… derrière les sentiments vagues, flous, où l’on peut toujours tout...
Enlacée de cheveux de mort, elle a le regard affirmé des prêtresses de chair. Un sourire angélique. Un visage enfantin. Pour mieux te tuer. Tu ouvres les yeux et découvre le crâne assouvi d'une mangeuse d'homme. Et soudain, du tréfonds des sabliers perdus,...
il les caressait toutes. les unes après les autres. des photos, par milliers. par millions. des tas de femmes, à la pelles, à ne plus savoir où regarder... alors qu'il ne cherchait que la femme. la seule, l'unique, qu'il avait connu si petit, si minuscule...
toc toc. ma raison était là, qui frappait à la porte. il fallait que je l’utilise, car elle s’ennuyait là, toute seule, à tourner en rond dans le coin de mon crâne, à attendre quelque problème incertain… à attendre l’envol pour comprendre pourquoi ou...
elle lavait la vaisselle. lentement. une fourchette, une cuillère, un couteau… un couvert solitaire, mille fois lavé. dans la grande ville. rentrée du boulot tard, après un diagnostic difficile… contente de son travail, car elle l’avait sans doute sauvé,...