poésie philosophie délire
elles tournoyaient autour de lui. yeux bleux, yeux verts, yeux noirs. au fond des siens. si profond qu'au fond de lui, en lui. à tourner autour et en lui. elles venaient, pleines de bras et de sourires, le faisaient virevolter et repartaient, un peu comme...
elle était insaisissable, toujours à s'échapper de ses bras, de ses fers, de ses yeux. alors qu'il approchait à petit pas feutrés pour la surprendre, il se jetait sur elle, la coinçait au sol, la serrais de ses jambes, de ses joues, et l'enveloppait de...
dans la sirène sacrée des éléphants blancs sonne la charge des voitures tronquées. chacun voit l'or avancer sous son nez. et c'est la ruée, la nuée. les grosses lèvres se collent aux vitres du carrosse. les étrangers sont la qui les regardent. ce même...
ne pas avoir à échanger avec toi sur le sujet. bien sur. pour te rejeter encore et toujours. pour te faire payer encore et encore, te montrer que non, je n'entrerai pas dans la séduction de tes yeux... pour rester sur mes certitudes, sur mes fantasmes......
un homme entre dans une salle blanche, carrée et vide. sur le sol, au centre, un revolver chargé, noir. la porte se referme. pas de fenêtres. éclairage au néon par le plafond. l'homme est habillé en blanc. le revolver est noir. d'abord s'occuper. des...
la liberté était immense car il ne portait plus. plus la vie des autres, plus les modèles qu'il se construisait pour les comprendre, plus les destins tracés par ses parents, plus les annonces malheureuses. alors partout en action, à sauter de toutes parts,...
gentille pour faire plaisir, pour accueillir, comme preuve du plaisir de la présence d'autrui, comme don pour le bien être de l'autre. interprété en élément naturel de la relation, en du à l'amour établi... en absence de découverte à venir, en enveloppement...
elle s'avançait lentement, dans la solitude du sable... elle s'enfonçait lentement, doucement, au visage qui craquelait, aux grains chaleureux qui entraient... un peu la même impression chaque fois que devant la glace elle se dévisageait... encore une...
je m’approchais d’une fleur que je voulus cueillir, mais, alors que je m’apprêtais à la saisir, mes doigts se refermaient sur de la pure couleur, sans parfums… virtuel, graphique, visuel, factice… si vrai et pourtant si éloigné… alors la femme apparut,...
il jetait dans leurs mémoires des mots qui explosaient en gerbes de feu, de fleurs, et de sensations qui les atteignaient au plus profond d’elles mêmes, par delà les barrières de la maîtrise de leur conscience, au-delà des sens, au sein même de leurs...
dans le noir profond des chocolats amers se cachent des allusions aux sortilèges amènes, aux illusions des soirées féeriques, aux regards envoûtants des soirées aériennes... qui retombent en lanières singulières aux classiques chimères des princes déchus,...
jeux de plage. je te vois, tu me vois. cachés derrière nos lunettes noires. je me montre, elle avance. je me dore. elle s'élance. le groupe arrive, virevoltant et papillonnant, les seins ballotants aux vents. les jeunes hommes courent... les jeunes filles...
noir. quelques ailes. beaucoup de couleurs alentours. visiblement une femme qui marche. quelques appels d'organisation humaine. une âme lointaine qui cherche contact. le cris d'une machine domptée. martèlement d'un projet en construction. une machine...
elle était venue. du fond du temps. du fond de son enfance. blessée. et, au fond de ses yeux je reconnus le garçon que je fus. elle se blottit contre moi. au fond de moi. au plus proche du garçon qui l'attendait... depuis si longtemps... je la soignais....
le maître des larmes. c'est ainsi qu'il s'appelait parfois... à savoir pleurer en toute circonstances, en tout lieu, et l'instant d'après, brutalement, afficher un sourire de façade pour ne rien laisser paraître, à faire croire aux autres que tout va...
(une vie, entre parenthèses, toute discrète, qu’on ose à peine vivre. toute cachée derrière des écrans de pseudos, de verre, au bronzage blafard… alors la nuit, subrepticement s’échapper par la porte des mots. sortir de cette parenthèse qu’est la présence...
dynamique du savoir. car dynamique du monde. alors le rationnel, toujours à la traîne, dans ses signes qu’il étale sur le papier, dans ses concepts toujours dépassés… et les modèles surgissent, en prédiction et modification du monde... dupliqué, singé....
partie des rives grecques, en question d’hommes libres de cités libres… questions de peuples colons, composés d’êtres libres tout en conquête… à la racine de l’occident, qui depuis part toujours à l’ouest, se cherche des conquêtes permanentes, et se trouve...
il avait écrit ses sentiments sur papier, puis signé… elle avait fait de même… et en refermant le livre, il s’était dit qu’une bonne chose avait était faite, que l’on pouvait désormais passer à autre chose, à bâtir, se reproduire, construire, se lancer...
vous êtes ces nains pleutres aux regards fuyants. je vous hais dans votre misère. tels des rats sans noms, vous grignotez les détritus de la raison triomphante. on vous dit savants et réfléchis. vous n'êtes que ces cloportes, la main tendue vers le ciel...
il entrait dans son bureau pour discuter du dossier sur lequel il avait travaillé. un grand bureau de chef, où les bruits résonnaient, si fort, que partout dans sa tête ils s'amplifiaient, se développaient, et lui rappelaient son enfance dans la forge,...
des écouteurs rivés sur les oreilles. plutôt encastrés, enfoncés. du rock à fond, à ne plus entendre le tir des canons. et avancer, en y voyant presque rien, à écraser une bagnole à droite, à gauche, toujours bouger pour ne pas se faire brûler la tronche...
il est des quêtes qui nous mènent si loin qu’on se demande parfois si le dédale où l’on se trouve a une sortie. alors oui, au bout du monde, au bout de soi, en périple dans le voyage, en recherche de sa révolte, fuir pour se fuir, mais aussi pour se retrouver....
je t’ai attrapé, le soir dans la nuit noire, dans une cagoule de soie, sous les coups des cannes de golf, renversé ta moto sur le bas coté, attaché, puis conduit ici, à ma merci. tu es là maintenant et j’ai tout pouvoir sur toi : ta vie m’appartient....
on voyait toute la baie des tours qui dominent New York. la statue de la liberté, toute en flammes de soleil. et puis la mer, qui bouge doucement, aux reflets d'or et d'argent, aux bateaux si nombreux. la mer où était arrivés ses arrières grands parents,...