poésie philosophie délire
lorsqu'il conduisait son métro un matin, il avait vu un jeune homme sauter devant lui alors qu'il entrait en gare. il s'était écrasé dans une superbe gerbe de sang, mais il avait pu voir pendant toute la trajectoire la profondeur de son regard. avant...
En substance, le texte répondait à une missive d'un lointain pays proche de lutèce, où l'on avait signalé récemment quelque flocons. Il décrivait l'antre de ce jeune homme, qui y était qualifié de grenier ! Que nenni, il s'agissait en fait de combles...
c'était le soir, chez moi. quand seul, face à moi même. il arrivait. parfois. ce vide du loin. sous de multiples visages, parfois lumineux, plein, joyeux. parfois un néant, une sensation de coupure de tous les liens aux autres, d'isolement total... ce...
l'appareil était là, à ses cotés. parfois envie de le prendre et de décrocher. composer le numéro pour la voix au bout. l'entendre à s'en rassasier. pas besoin de parler, juste écouter le son des syllabes, des intonations. rien à dire en fait. juste à...
une carte. inattendue. écrite manuellement, avec son nom. là, comme un hasard. comme d’une autre époque, lointaine… exister en dehors des grandes bases de données commerciales. quoique, c’est déjà pas mal en fait de recevoir des tas de lettres promotionnelles,...
à l’extérieur la tempête faisait rage. et plus les vagues battaient les digues, plus le vent arrachait les arbres, plus les hommes volaient comme des oiseaux, plus le sentiment de plénitude pénétrait en moi. extériorité de la tempête en soi ? amour des...
j’ai vu les mondes s’éloigner, les dimensions premières de la perception partir au loin, se cacher derrière des filtres, des écrans, des intermédiaires modificateurs. phénoménologie des machines, perception première des capteurs que je jette entre le...
j'ai parcouru notre passé avec mes lunettes de fer, noires aux regards d'acier, sans pitié, pour détruire toute trace de beauté, de partage et d'amitié. je me suis armé des plus mauvais sentiments, des armes du mépris, du dédain, et de haine ai couvert...
par les réseaux et les claviers, par les chemins enneigés etles bois emplis de lièvres, par les parcs et les buissons,les histoires se croisent et s'entrecroisent, lesmarionnetistes tirant les ficelles sans se voir... lespersonnages se poursuivent et...
j'ai vu un homme, un jour, qui parlait à une voiture. une voiture sympathique, aux gros yeux ronds, en grande conversation avec l'homme. je m'approche et la conversation baisse. ils sortent des cigarettes et fument. la tête soudain dans les nuages, une...
dans la nuit éblouissante des rivages de californie. à regarder passer la vie, à regarder passer les autres, les couples se former, se défaire, s'attirer, s'envoler... et dans sa voiture, éternellement regarder, étonné, la vie se déployer... et se sentir...
et la page blanche était là, à nouveau, qui m’appelait, en réponse au noir au fond, de telle sorte que les lettres, goutte à goutte, du fond de moi, lentement, s’écoulaient… il avait fallu que toc toc, l’on vienne frapper au fond de moi, à une fenêtre...
enfiler un masque. dès le matin. un masque de sourire et de bien être. pour être conforme aux souhaits des parents. aller habiter un personnage construit, en réponse à la mission secrète que l'enfant en nous nous avait confié, inconsciemment, pour répondre...
c'était sur le lieu de l'attentat. il avait ramassé le corps de l'enfant. et puis il l'avait goûté, et il en avait ri. d'un rire si fort que tout le camps c'était réveillé, car on riait rarement la bas, au milieu des bombes et des cadavres, au milieu...
promeneuse du web, qui passait et repassait, regardant par la fenêtre si quelqu’un était là. et puis non, rarement quelqu’un , alors de son regard elle balayait la scène, à la recherche de nouveauté, d’un événement. et jamais rien, que des mots qui tombaient...
tout lui échappait. un peu comme l’air expiré de son corps. impossible de ne rien contrôler. liberté absolue de toutes ses créations, produits, enfants, souffles, pensées… même ce qu’il pensait être lié à lui était d’une liberté déconcertante, effrayante,...
naïf. profondément. à faire peur, à se fuir. naïveté, penser à côté, mère de la paranoïa… croire à l’immédiateté du dit, à la simplicité des paroles, au regard premier… mais finalement rester enfant, aux premiers âges, à n’avoir pas évolué… porter sur...
elle était là, le regard droit. au fond de son lit. au fond d’elle-même. revenue de loin, de là bas où la guerre, de là bas aux sons des balles et des corps qui tombent… alors dans son lit, au fond, elle avait chaud. elle n’entendait plus les rivières...
j’ai laissé un peu de mon corps sur le goudron, en chair éparse, en semence sur la terre épanouie. mélangé à la gomme des pneus, à l’essence des moteurs battants, des chaînes déchirantes et au son des sirènes, dans les belles lumières de couleurs rythmées…...
il s’était réfugié là haut, à hauteur de satellite, loin de son corps, afin d’éviter toute douleur engendrée par les relations humaines. puisque les autres étaient l’enfer, il n’était plus question de s’attacher à quiconque, de faire remonter de la terre...
sous le soleil de plomb des dunes de sable, vos solidarités s'affichent éclatantes de sourires et d'armes blanches. sous les soleils blafards des dunes de murs et de vitres, vos coeurs avides battent pour eux même. comptables, insondables, raisonnables,...
au seuil de la nuit. un livre blanc posé sur un champ. des bruits de la ville tout autour parsemés. que ne vis tu au sein de ce peuple des sables pour qui la palabre est au coeur de la vie ? de loin en loin, caressés par les vents chauds des déserts inspirés,...
c'est demain le grand départ pour ces contrées lointaines d'où les oiseaux s'envolent. là bas, au loin, un point d'eau. je me pose et y bois. tout autour de moi, ces être cloués au sol qui m'observent. je les ai vu au nord, dans leurs lourds manteaux,...
des cris qui claquent, des fous rires... une vie simple, des émotions qui explosent. mais comment font ils, aux joies si simples et si bruyantes ? d'un monde si éloigné... et des orages tout autour, aux éclairs claquants... toujours si loin des idéaux,...
elle est revenue. du fond de la nuit. du fond de la vie. profonde, lointaine… aux paroles de l’enfance, au visage d’autrefois. loin, très loin ? ne pas se retourner pour ne pas la perdre. ne pas arrêter de jouer pour continuer l’ascension… ne pas penser,...