poésie philosophie délire
je t’ai vu sans face aux vents des regards étonnés. je t’ai couvert de mots pour qu’ils te pansent les douleurs des derniers souffles roques de la vie. cette chienne de vie qui ne veut pas partir, qui est encore là, au coin du corps, qu’on pourchasse de partout pour qu’elle se casse. la vie est douleur. surtout sans visage. surtout sans force pour l’arrêter. alors de tes yeux absents, de tes mains tendues, de ton être, de tes larmes qui te couvraient maintenant de la tête au plafond, tu supplias… les hommes, les êtres alentours, pour que leur humanité t’aide à t’arrêter, à en finir. par amour, s’il vous plait, en finir, en finir par pitié, par la plus grande miséricorde qui reste au fond de vous… et ils partaient car ils ne voulaient pas être là pour lancer la première pierre, car eux aussi avaient peur de la mort, peur du fond d’eux même, de n’y voir finalement aussi qu’un visage défiguré de vie, plombé de lâcheté… alors oui, il vaut mieux partir vers des lumières juridiques plutôt que d’affronter le courage de lever la première pierre… et tu t’étalas de douleurs sur le monde, pénétra les cœurs et les ferma aux plus grandes pitiés à venir.