poésie philosophie délire
il avait pris sa peau en étendard, en fierté à élever au dessus des hommes, à afficher aux vents des yeux… et au dessus du monde blanc volait désormais la bannière de la nuit, d’un noir éclatant, en brillance centrale des regards. oui, s’affirmer tel que l’on est, en réponse à tel que l’autre hait. oui, étendre ses ailes pour voler au dessus des coups, recouvrir les autres de ses plumes, de sa plume, pour ciseler des mots dans l’ébène, pour laisser la sève blanche s’épanouir en lemmes d’anaphores… oui, sous les insultes se relever et les laisser s’écouler, en césure de soi, ou plutôt les récupérer pour s’en faire carapace, pour s’en rendre plus fort… alors tes paroles ont levé les cœurs, redressé les têtes, élevé le bruit des vagues lointaines aux portes des académies, ouvertes les portes prestigieuses de la maison des dieux humains. alors la vague qui lèche la plage noire est hommage à ton corps, hommage à tes mots qui poussent en nos âmes, qui caressent nos peaux… je t’ai aimé, sous ces airs divins des îles de l’enfance…