poésie philosophie délire
ils arrivèrent droit sur moi, brutalement, tels une nuée de furie. je fus brutalement dépouillé, vêtements arrachés, objets avalés, dévorés… plus rien sur moi, plus rien autour de moi… nu tel un vers… et un sentiment immense de vide et de liberté tout à la fois… que les limites du chemin comme horizon de vie… éblouissant de solitude et noir d’absence, aux yeux portés au-delà de l’horizon, comme plus léger des objets lourds qui ramènent à la terre, comme détaché des liens émotionnels qui vous lient aux regards multiples… brutalement face à soi, à son propre jugement, à son propre regard… lever sa tête si haut que les nuages ne sont plus que des petits moutons… voir l’avenir et le passé des hommes, voir quelques têtes qui dépassent comme la sienne, au long des temps…