poésie philosophie délire
j'ai parcouru notre passé avec mes lunettes de fer, noires aux regards d'acier, sans pitié, pour détruire toute trace de beauté, de partage et d'amitié. je me suis armé des plus mauvais sentiments, des armes du mépris, du dédain, et de haine ai couvert notre histoire commune... plus rien ne restait de cette chevauchée dévastatrice, de ma furie destructrice des lumières lointaines... même le rire des enfants cristallin aux soleils reflétés s'absorbaient dans mes filets de rage... je laissais au champ de bataille les corps ouverts des souvenirs décimés, tripaillés au plus profond de chacun... agonisant des derniers souffles de l'amour disparu