c'est demain le grand départ pour ces contrées lointaines d'où les oiseaux s'envolent. là bas, au loin, un point d'eau. je me pose et y bois. tout autour de moi, ces être cloués au sol qui m'observent. je les ai vu au nord, dans leurs lourds manteaux, endormis sous leurs longs hivers tenaces. ils m'ont suivi et lèvent maintenant leurs yeux sur ma parure chatoyante. leurs regards ne sont plus tristes et vides, de ces regards de goudron, ces regards des villes grises. je suis descendu dans le pays de la couleur où la danse des mots est reine, et la java des porteurs de pouvoir etourdie. les hommes du froid m'y ont suivi... pour enfin lever les yeux au ciel !