poésie philosophie délire
à l’extérieur la tempête faisait rage. et plus les vagues battaient les digues, plus le vent arrachait les arbres, plus les hommes volaient comme des oiseaux, plus le sentiment de plénitude pénétrait en moi. extériorité de la tempête en soi ? amour des oiseaux humains ? non, la rage extériorisée, le calme de la turbulence au contact du chaos… alors les tempêtes tout autour de la terre en recherche, en quête, en soupir pour s’y loger, s’y adoucir de larmes. mais tout ça en sécurité, en chaleur dans le froid de son âme, dans les vortex de ses pensées… alors quand des marins en perdition s’accrochent à mes oreilles, quand leurs souffrances au fond de moi diffusent, quand les malheurs du monde au bord des sens me caressent, c’est l’apaisement dans la fraternité de la perception du monde. ha, toi aussi, au fond de toi ces mers en ébullitions, au fond de toi aussi ces chants calmes qui stagnent ? et toi aussi aux oreilles tu t’agrippes ? juste avant le naufrage…