poésie philosophie délire
mais pourquoi cette promenade, pourquoi ces rencontres à venir, pourquoi ces observations du monde ? parce qu’un évènement peut transfigurer, modifier, et fait que le monde ne peut plus être le même qu’avant ? qu’il y a une frontière désormais bien marquée avec cet avant ? que la perte amène réflexion sur l’évidence du monde alentour et donc sur l’être même de cet alentour ? que la structure, le contexte, dans son immédiateté quotidienne en fait son propre ennemi dans l’oubli, l’inattention que l’on porte aux choses ? que derrière cette question de l’être se pose en toute urgence la question de la liberté, de la mobilité de cet environnement qui semblait si sûr ? que, de façon générale, c’est bien d’un nouveau regard sur le monde qu’il faut bâtir, car si l’on touche à une de ses composantes que l’on croyait si solidement fixées, c’est bien tout l’édifice qui c’est écroulé, et que l’on se retrouve bien nu, sans protection, à se poser même la question de la solidité du sol sur lequel on repose, voire même des constituant qui nous composent ? n’avais tu pas peur que les éléments de ton corps te fuient, pour finir par voir s’éloigner jusqu’à chacune de tes cellules, en quête d’une structure plus forte ou plus adaptée ? que tes évidences aussi simples que la pesanteur doivent être revues, que le regard d’un autre doit être réinterprété… alors ce sont bien des ailes nouvelles que tu cherches, qui te porteront en force au-delà des tourbillons du monde…