poésie philosophie délire
l'équilibre fragile. depuis si longtemps chateau de carte. et un souffle, une vague, un tsunami, qui vient du passé, et qui monte, monte, très haut... et vous courez, pour fuir la puissance du temps, qui vous rattrape, alors toujours plus vite, on court et on court, pour échapper à la vague, pour échapper à soi... aux blessures de l'enfance, qui s'abattent, en rouleaux immenses, et vous emportent, au loin, si loin... et plus tard, bien plus tard, sur une plage perdue...
le corps allongé. on respire à peine. on se relève. on a du mal... et l'enfance, partout encore qui souffle... on ne tient plus debout. et l'équilibre du monde n'est plus, en décompensation eternelle...