poésie philosophie délire
passeport pour ton corps... papier de bonne foi, tout en confiance par la virginité scientifique prouvée, effacement du passé aux turbulences supposées, aux errements des contacts, aux caresses autres, aux imaginations maléfiques... virus par tout les...
un jour on prend conscience que la beauté n'existe pas. alors on pleure. on ne peut pas faire autrement. sans beauté, pourquoi ? la beauté des femmes ? éphémère. alors s'enfoncer dans le noir des jours, continuer à respirer car on ne peut pas s'arrêter,...
toujours vivant. pour se punir. car il était si simple d'en finir. tellement d'occasions. mais non, lutter, rester à respirer ici, car il était si simple de rejoindre son fils, qu'il avait porté dans ses bras, tout de sang, d'une belle couleur si rouge,...
des pétales de roses sur son visage, et tout son corps. qui flottaient au dessus d'elle, les yeux fermés, et tout autour les hommes qui la regardaient, aux cheveux blancs. dans le grand silence du dernier départ, en trou noir des regards alentours, à...
si loin. et pourtant si proche. pleine de chats. d'afrique aussi. vide de manque. à construire pour ne pas se perdre. alors sur les réseaux chercher l'autre pour se chercher soi même. et puis l'un, et puis l'autre. et des photos qui filent à toute vitesse....
il n'y en avait qu'une seule. il le savait, et c'était elle. il voyait ses yeux sur l'écran, derrière les lettres, derrières les mots. en fait il écrivait pour elle. mais au vu de tous, car sa relation secrète devait être publique. publique pour être...
il n'est pas d'écriture sans enfermement. il faut se barricader, fermer la porte, les volets, tirer les rideaux, interdir à tous et toutes de s'approcher pour violer le papier, le griffer, le mordre, le bouffer, le saigner, pour y inscrire toute la puissance...
dur. le regard droit. la certitude de la raison. pas de discussion. on impose. on pense avoir raison. toute la logique du chef. dans l'action. pas le temps de discuter. le temps c'est de l'argent. et on fonce. droit dans la logique. droit dans le virtuel....
tu es quelqu'un de bien. ces mots résonnaient encore doucement, car il ne savait pas ce que cela voulait dire. mais pourquoi une telle phrase sortait elle de sa bouche ? car ils avaient passé une belle après midi ensemble ? et que du don de ce temps partagé...
la mer aime la lune. elle la suit, un peu partout ou elle va. alors, quand elle décide, les nuits noires, de s’échapper des hommes et de partir un peu dans la galaxie, la mer la poursuit et la couvre de son manteau bleu, la réchauffe de ses coraux blancs,...
il entrait dans les bureaux en transe, les mains tremblantes, parlait fort et noircissait les tableaux d’équations. de la mécanique quantique à la classique, des sciences sociales au sens de sa vie, tout y passait, tout se déballait, se développait sous...
alors je me suis levé, tas de chair informe, sans yeux pour voir, sans regard pour aimer. et j’ai crié dans la nuit pour sortir de ma condition, pour ouvrir les yeux vers une direction... alors un papier vola devant moi… pour doucement se poser sur mon...
des corps ouverts, qui dansent avec la vie ou la mort, tout pareil, dans le même mouvement frénétique, dans des camps ou des hôtels, écartelés de balles ou de vie, éparpillés de chairs tout autour des murs ou des corps… pornographie du massacre, voyeurisme...
j’en avais ras le bol de la rationalité du monde. alors j’ai incendié les bibliothèques, massacré les mémoires volatiles, écrasé les machines de connaissance… lorsque la fumée recouvrit la terre toute entière, lorsque des grandes armoires de livres ne...
la tête écrasée contre la paroi. un vent glacial. 600 mètres au dessus du vide. paroi verticale. suspendu au dessus. capté par le vide. capté par la roche. les doigts abîmés de roche, rongés de force, d’éclats et de froid. se chercher dans les vents au...
des mots. des couleurs. synesthésie. a bleu, e noir, i jaune, o vert foncé, u marron. des textes peintures… pas de rouge, alors on en rajoute… mais les sons partent. la couleur aussi. alors le vide. plein, entier, violent. l'angoisse… de la page blanche,...
j’ai pris un crayon. une palette et des couleurs. lumineuses. variées. des cristaux. j’ai affronté la toile blanche. un combat. sans fin et sans merci. enfermé dans la grand salle, baignée de lumière noire éblouissante, jaillissante. le pinceau à la main,...
ils étaient enlacés, là, devant ses yeux. il n’existait pas… plus rien n’existait autour d’eux… qu’eux même, que l’autre dans ses bras… transpercés d’une flèche, avec le joyeux cupidon qui virevoltait au dessus d’eux, tout sourires et pirouettes… mais...
un peu plus loin, je croisais un géant au pas lourd. il marchait lentement et de façon difficile. il était précédé d’une cohorte de petits singes en blouse blanche, qui courraient partout, et d’une nuée de papillons. sa tête était régulièrement remodelée...
je suis venu vous voir dans votre transformation du monde… bâtisseurs de cités du désert, migrants sous les flammes du soleil, arrachant des montagnes, détournant des eaux millénaires, convaincus que le monde n’est qu’un vaste terrain de jeux, livré à...
je. première personne du singulier. première personne très singulière. lorsqu’il ne reste plus que soi face à soi. lorsqu’on est là, tout en ressenti, tout en volonté, à nouveau partie intégrante de ce monde. tout en étant en pleine conscience de sa légèreté....
tu as diffusé partout le désir des choix multiples, des produits luisants, fait germer en chacun la soif du nouveau, transformé toutes les choses et les êtres en objets d’élection, les as tous parés des plus beaux atours, soutenus, éclairés, parfumés,...
tu t’étais immiscé entre eux, entre leurs corps, leurs lèvres, leurs bouches qui se rapprochaient, s’enlaçaient, fusionnaient et se projetaient dans l’avenir des hommes, dans l’avenir de l’humanité pour porter leurs gènes au-delà des temps, au-delà des...
Il regardait les autres comme s’il les connaissait depuis des siècles, dans leurs envies, leurs rires, leurs désirs de possession, de réussite, de reproduction, de fantasmes… il lisait dans l’avenir ce qu’il avait déjà vu dans le passé : des conquêtes,...
il écrivait des textes qui sortaient en longues phrases de sa douche, coulaient en mots le long de son corps, s’inséraient doucement en elle par tout les pores de sa peau, par ses narines, au plus intime de son corps... une véritable douche de mots qui...