poésie philosophie délire
La marée montait. Le banc de sable, si chaud, si beau, si doux, maintenant île au milieu de l’eau. Une belle île, qui se rapetissait, toute petite. Et puis de l’eau aux pieds. Mais chaude. Et aux genoux. Au ventre. A la bouch…
la recherche de l'unité, recherche vaine de la fusion avec sa mère.
il regardait par la fenêtre. elle était toute colorée. une ouverture sur le monde. et animée en plus. il avait envie d'y sauter parfois. quand il le faisait, il déployait ses ailes et s'envolait loin, très loin.
je vous ai toutes revues, dans nos métros noirs de raison et d'ennui. vos peaux de soleil ternes aux bouches d'égout. même ces sourires d'ambre au soleil d'afrique là bas laissé. qu'êtes vous venues exposer la peau funèbre aux sons trépassés des sirènes...
deux hommes bien différents de leurs yeux, de leurs bouches, de leur mains. Ils se présentent à toi comme des agneaux de dieu. et te mangent de leurs mains fourchettes
c'était la nuit. je m'approchais lentement des gens endormis. profondément. et doucement, avec mon filet, je capturais les rêves qui s'échappaient...
La séduction comme un appel. Souvent un appel au secours...
à venir, à l'avenir...
je l'avais retrouvée. depuis si longtemps. si loin. et là, de nouveau, le plaisir de la parole, la joie dans sa bouche, à parler sans fin. mon destin inconscient : la voir heureuse... enfin. logé en elle, élevé aux larmes du désespoir, à guetter son retour......
une grosse voiture. une poignée de main sirupeuse, une pièce d'argent à la main
aimer séduire. sentir le désir de l'autre. s'en sentir l'origine, et s'en réjouir... se nourrir du regard d'autrui.
attitré de gloire et glorifié d'ennui. les muscles étalés sur les tables de suie, tu voles aux airs des guitares d'outre tombe. la sarabande des boules décris ces cessions sociales. tu te places en observateur conscient des ballets de groupes.
quand elle s'approchait, il partait. quand il s'approchait, elle partait. amours impossibles, depuis longtemps... pas de deux douloureux.
je porte des lunettes noires, en impair beige, cols remontés, un chapeau enfoncé sur la tête... anonyme parcourant les fiches mythiques pour y faire rêver les femmes à l'aide d'une palette de mots colorés...
des idées de meurtres sous des soleils noirs entravés de mort. tes sourires difficiles découvrent des dents d'envie. le regard bleu profond des soucis lointains témoigne des ravages intérieurs.
Méditer, c'est habiller son âme. préparer sa journée. ne pas sortir l'esprit nu devant la vie...
aux yeux encore plein d'elle tes mots sont venu raviver sa flamme, accélérer son coeur, caresser ses entrailles... toute missive est dégustée avec volupté pour être emmenée comme compagnon de la nuit... 17/06/06
écrire. pour que les lettres vous tiennent debout. pour que les multiples personnalités qui vous habitent ne s'éparpillent pas au moindre vent...
que n'es tu parti pour ces refuges cachés dans les villes habitées par des rapaces en quête des solitudes citadines ? à la vue d'un solitaire en souffrance, les escouades de solidaires fondent pour vérifier que le recueillement ne pourra se prolonger...
un livre à la main, comme un musée de lettres. l'ouvrir, le sentir. qu'en faire ? qu'en dire ? lacher les yeux dans l'univers mystérieux, sans éducation préalable...
... le calme d'une feuille blanche ...
sans contact. en isolement total. et mon moi qui se délite, se liquéfie, et s'écoule, lentement... car il ne tient qu'au contact d'autrui, qui le modèle, le façonne, le tient droit...
les nuages enlaçaient les montagnes, caressaient les arbres et me léchaient la figure...
changer de dimension pour échapper à la dimension humaine, relationnelle, amoureuse, fallacieuse, injurieuse... vers les étoiles, les galaxies, les amas stellaires, les constellations envoûtantes, les nébuleuses maléfiques, les quasars...
scarifications, marques, chauffé à blanc... profondément dans ta chair, pour atteindre les soubassements de ma douleur... marquée de caresses, d'objets, de sentiments, de passion... ton spectacle au yeux des sentiments restés provoque des couteaux de...