poésie philosophie délire
sa liberté était sa souffrance, son insécurité… explosive, sans limite, même de sa propre parole, sans convention, libertaire, au triomphe de l’amour, en exigence de l’autre, en expression de sa volonté d’acier, au risque de perdre le souffle, au risque...
cadavre aux bras endormis par les coïncidences des chevelures variées, par les impacts incalculables des mots utilisés, par le hasard des corps enchevêtrés, par les peaux multiples aux mains entourées... un appel du passé par delà les diagnostics du corps...
dans la musique, ses notes, ses batteurs, la joie des quartets, les sons épanouis dans les salles fatiguées, le jazz au coeur et au ventre, le sourire aux lèvres, les saxos en alto, la voix des hommes dans des corps de femmes, l'afrique avec la musique...
vider sa vie, petit à petit, de chacun de ses éléments, par chaque objet, par chaque photo, chaque texte... voir chaque cellule de soi même quitter la colonie vers des regroupements futurs... suivre les influx nerveux le long de son corps, des circonvolutions...
t'oublier malgré ta présence en moi, sous la peau, jusque dans l'ADN de chaque cellule... t'oublier alors que toute pensée me ramène à toi, à ton visage, à tes rêves, à ta déroute, à tes incarnations de personnages de romans... te rechercher en elles...
stabilité ferme sur des professions encartées de diplômes, protégée par les certitudes acquises aux cours des trajectoires d'entreprises magnifiées par les écrans aux contenus colorés... puis souhaiter le déséquilibre des sentiments de l'inconnu derrière...
croisements des trajectoires humaines aux paroles furtives, aux destinées multiples, sous des horizons ravagés par des plaines de rencontres, par des mers enlacées... par les réseaux crépitants des claviers animés, sous les sens des caresses empressées......
perdues dans les relations aux autres, dans les sympathies affectives, au milieu des process industriels frappés de qualités encadrées et réfléchies, sans la démarche artistique qui permet aux esprits des hommes lumineux d'éclairer le futur, sans les...
profonde, partout, absente, bras vides, bière seul, de tous entouré par des pensées habitées, tu trouveras quelqu'un par delà le temps, les femmes, les rencontres éphémères. affichée par devoir entre les écrans mythiques sur des fiches similaires à des...
je vous propose de descendre vos poubelles et que vous fassiez de même pour moi. je chasserai vos araignées à coup de carabine, à eau bien sur, et je les achèverai à coup d'oreiller en plumes. je partirai très tôt le matin pour arriver chez vous : vous...
au fond de l'océan, par grand froid, sans lumière, je me déplace les yeux fermés et côtoie les créatures oubliées. Longues, oblongues, serpentines et sans fin, par la tête et par la queue, par les narines et par les spatules... la lumière mordorée perce...
il va arriver ce grand jour où l'on enterre les petits. un jour en blanc de bonheur où le sourire anime ce visage tant désiré. toi, la seule femme à jamais pure, tu te livre telle une immondice à ce monde d'homme où le sexe est érigé en maître péremptoire....
une lettre du passé, une lettre entourée d'amour où les lettres enlacent. une lettre habitée par cet étranger jalousé. une gentille lettre qui dit des méchancetés. une lettre que je hais. une lettre attendue depuis des années. une lettre de réconciliation...
vous lisez ces quelques lignes de l'oeil étonné du connaisseur dérangé. eh oui, la phrase est folle et la raison absente. ne cherchez pas de vos yeux grillagés l'exégèse d'un texte sans trame. écoutez plutôt le bruit des pages aux mains d'enfants. chaque...
relation sociale et travail de groupe. tu ouvres les yeux et cherche en moi cet être affectif. l'esprit n'est plus là et ton humanité ne compte pas. tu es fonction. le lien de travail est ce lien sacré qui n'admet pas d'humain. ne regarde pas en moi l'ami...
étrange, cette sensation de proximité après tant de questions. on se croit neutre et distant. l'autre vous révèle toute sa vie, jusqu'au tréfonds des ses entrailles. l'homme en noir reste là, impassible. les questions fusent, les réponses viennent lentement....
tu es assise là, munie de tes grands yeux aux bornes des lunettes. concentrée et sérieuse. plongée dans l'univers fantastique des signes. tu appartiens à cette grande lignée d'aristocrates étudiants. un air de femme fatale. une vie qui prend racine dans...
je fus parmi ces grands être tout de blanc vêtus. nous étions tous là à étaler nos importances. jouer de son image, mettre en scène des cérémonies qui nous glorifient. se jouer ces grandes scènes où l'on se croit important. admirer le voisin... qui nous...
une forêt sombre tourmentée de vents de tempêtes. un homme s'y promène dans la nuit noire. les êtres des bois dansent autour de lui. le chemin est sinueux et boueux mais l'avance continue, la certitude au coeur, et c'est la grande clairière, toute trouée...
les gares commencent à défiler. la propreté et la netteté sont partout, ainsi que l'organisation et la raison. quelques paroles d'étrangers... et déjà les sirènes de fermeture des portes. je ne pourrais jamais vivre ici ! le ciel est gris. c'est toute...
un sacré choc. cinq heures de voyage et une plongée dans le train noir de la grande ville. dès mon entrée dans la gare, j'étais pressé et stressé : arriver le premier au guichet, ne pas rater le train... choisir la bonne station pour retrouver celle que...
je suis revenu sur ce lieu où tu fus. ambiance de plage où tout est tentation. des formes rondes et douces côtoient ces formes droites et sombres. spectateur gris d'un monde de couleur. les palmiers sont là, aux quatre coins des rois. et l'homme est là...
tu es enfant dans ce corps d'homme. tu es revêtu de la tenue des chevaliers. naïf, naturel. tu es pris pour un oiseau. tu ne sais pas te comporter en société. tu ne comprends rien aux attitudes à avoir. tu aimes faire ce qui te plais. tu es libre, tu...
retrouvaille du plus lointain des ages de l'enfance, par les océans lointains, dans la chaleur de la parole familiale, féminine, au travers des livres d'existences dans le pays nouveau... enseignant aux passagers furtifs des savoirs francophones, aux...
je t'avais confié le petit garçon, depuis si longtemps en moi... tu le serrais dans tes bras. tu le choyais. et, au creux de tes bras, il sentait enfin la chaleur si lointaine maintenant... et je vous regardais, si beaux, aux yeux si grands, en noyade...