poésie philosophie délire
dynamique du savoir. car dynamique du monde. alors le rationnel, toujours à la traîne, dans ses signes qu’il étale sur le papier, dans ses concepts toujours dépassés… et les modèles surgissent, en prédiction et modification du monde... dupliqué, singé. oui, des singes virtuels dans les transistors, en ballade, en simulacre. à les observer dans les cages informatiques, à les voir danser et sauter, on pense observer toute la sauvagerie de leur animalité alors qu’ils sont prisonniers de modèles simplistes… alors je suis venu de nuit avec mon chalumeau, j’ai ouvert les cages en circuit, j’ai fondu les machines de calcul, j’ai libéré les intégrales, les espaces fibrés, les équations si indifférentielles, les courbes aux chandeliers japonais… et j’ai vu les signes se déployer, s’ouvrir aux vents, former des volutes aux formes charnelles, appétissantes, en nuée sur le monde, en envol libérateur…