dans la sirène sacrée des éléphants blancs sonne la charge des voitures tronquées. chacun voit l'or avancer sous son nez. et c'est la ruée, la nuée. les grosses lèvres se collent aux vitres du carrosse. les étrangers sont la qui les regardent. ce même regard qu'ils ont devant leur télévision. la richesse est inscrite sur leur peau. comment laisser un peu de cette blancheur ici ? inspirer la pitié, provoquer le troc, être gentil et demander un peu de peau ? les grands êtres dans leurs toges immaculées s'en vont. et les grappes noires tombent d'elle-même.