poésie philosophie délire
des objets, partout, plein les sacs, plein la maison, plein en lui. plein. pour oublier le vide. croire le combler. avec des achats, des transactions, des échanges. pas de regards, pas de relations. et puis manger, manger, pour que ça rentre bien au fond de soi, dans ce creux, dans ce gouffre… alors gros. et penser à maigrir. alors sport. bouger les muscles. mais contradiction avec le vide qui appelle, qui désire, qui veut… consommer, s’assommer avec, avec les objets, les choses qu’on ingère… oui en fait gros de vide, gros d’absence intérieure, de sens mort. alors travail intérieur, indispensable pour que les objets ne rentrent plus, ne nous étouffent plus… se dépouiller, partir et se remplir de spirituel, de l’exemple des hommes, en croix, en sabre, en lotus élevé… mais surtout un cheminement intérieur, plein de signes et de sens, plein de point d’interrogations, en questions et sans réponses. pas de station service pour faire le plein spirituel, alors laisser la voiture matérielle… pour une quête, pour un parcours qui remplis… par le nombre des pas, par la tête aux vents et les sens en offrande…