poésie philosophie délire
lorsque je me suis perdu dans tes yeux, enfoui au plus profond de toi, remplie de l’essence de ce que je suis… lorsque tu as bâti de ma pâte ceux qui se lèvent et marchent, ceux qui grandissent en force… lorsque leurs paroles ont éclos dans mes oreilles, décoré mon âme… alors j’ai compris la force de la transmission… qui m’avait utilisé, transporté en toi… un transmetteur, un vecteur, un passeur…. passeur du temps, passeur d’homme… et je les ai pris dans ma barque mentale, j’ai glissé en eux les mots qui éclairent, les mots qui étaient, qui renforcent… car je sais que désormais la vie n’est pas rationnelle mais turbulence, souffle chaotique, feu émotionnel, et que le mythe de la linéarité est détruit à tout jamais. alors je les ai solidement attachés en cette barque, entraînés dans mon imaginaire, je leur ai caché les grands murs gris, je leur ai appris à rêver, à chanter et à savoir trouver refuge au fond d’eux même, à la recherche des plus profondes lumières du corps…