poésie philosophie délire
des corps. survolés. en souvenirs. chaleureux, car porteurs de regards. et d’amitiés, et de compréhension. mais partis. ou toujours là, quelque part, d’une autre façon, à distance… et des pieds, et des ventres, et des jambes, aux quatre coins de la pièce, écartelés de désirs ou d’accueils, ou encore aux oreilles si grandes qu’on s’y love, qu’on s’y glisse pour y entendre l’écho de ses murmures, de ses câlins. et des duvets, et des matelas, des écrans que l’on regarde. avec parfois une certaine complicité. toujours des souvenirs qui réapparaissent comme ça, à l’improviste, face à son miroir, ou plutôt en bouffées surprenantes… et des grandes fenêtres ouvertes sur la grande ville et ses chants, et toujours ces regards qui viennent d’ailleurs… une brume dans le regard, car conscient de devoir vivre au jour le jour, que cet instant de bonheur peut être demain à jamais adieu, fini, au tiroir des souvenirs embaumés… alors on pense pas et on regarde, les cheveux étalés, les yeux en promenades dégustatives, les peaux aux odeurs de laitage… les parquets flamboyants, les yeux doux du père de la discipline, l’accent du nord et les yeux aux couleurs des perroquets… éléments d’une nouvelle histoire, fondation d’une renaissance…