une forêt sombre tourmentée de vents de tempêtes. un homme s'y promène dans la nuit noire. les êtres des bois dansent autour de lui. le chemin est sinueux et boueux mais l'avance continue, la certitude au coeur, et c'est la grande clairière, toute trouée de lune. en son centre, un miroir des cieux. l'appareil est préparé, le fil agencé et l'attrape vie attaché. c'est le lancé, loin et franc, qui répond aux grondements du tonnerre. et c'est le grand calme, la nuit absolue, le tableau figé. rien ne bouge. puis un mouvement lent et régulier. il faut remonter la prise. le fil se tend et attire à lui l'objet de convoitise. le voici qui apparaît maintenant au milieu de l'onde blanche. une tête livide au regard franc, un oreille à l'hameçon.