poésie philosophie délire
il était entré dans la salle toute rouge... ce n'était pas un poignard dans le dos, mais plutôt un coup de barre sur la tête, d'une violence inouïe... la cervelle avait volé en éclat, sur les murs et le sol... il avait ramassé precautioneusement tout...
Lire la suiteil avait été jugé par le tribunal médical. condamné à savoir tout de l'évolution de son corps sur le millier de prochaines années, comment il faudrait sûrement user de cellules souches dans quelque cent ans pour régénérer cet organe qui commençait à donner...
Lire la suiteil s’était réfugié là haut, à hauteur de satellite, loin de son corps, afin d’éviter toute douleur engendrée par les relations humaines. puisque les autres étaient l’enfer, il n’était plus question de s’attacher à quiconque, de faire remonter de la terre...
Lire la suiteil était parti dans l'action éperdue, à la manière absurde de sisyphe, en réponse au "suicide logique" des héros russes. dans le golf, la moto, le parachutisme, au fin fond des océans, il s'abîmait d'actions, se brûlait aux activités du monde et se consumait...
Lire la suitelorsqu'il était revenu des camps, il n'avait plus dit un mot sur ce qu'il avait vu. car il n'y avait pas de mots pour exprimer ce qui s'était passé devant ses yeux. ce n'était plus du domaine du langage mais de l'indicible, et aucun homme n'avait jamais...
Lire la suiteil était parti dans les refuges, dans les maisons de retraites, sous les ponts, à la recherches des malheureux, à la recherche de ces regards profonds qui appellent du fond de leur solitude... il écoutait dans les centres d'appels les personnes au bord...
Lire la suitelorsqu'il conduisait son métro un matin, il avait vu un jeune homme sauter devant lui alors qu'il entrait en gare. il s'était écrasé dans une superbe gerbe de sang, mais il avait pu voir pendant toute la trajectoire la profondeur de son regard. avant...
Lire la suiteil était parti avec sa dernière moto et roulait maintenant à plus de 200 km/h... car il avait compris depuis quelques temps qu'il était déjà mort. et qu'il ne connaitrait plus jamais de solitude plus profonde. de ces solitudes que seule sa société était...
Lire la suitelorsque la ligne noire est franchie, lorsque le grand manteau noir nous a guetté dans notre chambre, silencieux... que l'on soit ici ou ailleurs n'a plus d'importance... et tout instant devient unique, au goût le plus fort du dernier moment, à la légèreté...
Lire la suitecadavre aux bras endormis par les coïncidences des chevelures variées, par les impacts incalculables des mots utilisés, par le hasard des corps enchevêtrés, par les peaux multiples aux mains entourées... un appel du passé par delà les diagnostics du corps...
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