poésie philosophie délire
comme une araignée. dire qu'elle pense ! elle lit ces bouquins pleins de symboles venimeux aux angles acérés. elle est moche, bien sûr ; un peu de ces mutants que la science nous fournit. on a bien sur tous envie de l'écraser. oh ! toi aussi, lecteur,...
Lire la suitetoujours des vitres qui nous séparent du monde qui passe. les yeux ne sont plus aux parois de verre à décortiquer l'autre de la race bénie. c'est ici plus une chaleur de femme enfummée qui vous protège du froid et de la grisaille, véritables peaux d'une...
Lire la suiteun livre à la main, comme un musée de lettres. l'ouvrir, le sentir. qu'en faire ? qu'en dire ? lacher les yeux dans l'univers mystérieux, sans éducation préalable...
Lire la suitedevant moi, un jeune couple discute calmement. il ne s'est pas rasé, elle fume. un geste tendre. quels sont les bruits dans un café ? des bruits de conversation, parfois en langue étrangère, de la vaisselle qui s'entrechoque, des pas sur le sol, une tasse...
Lire la suiteencore un café, un peu comme ces oasis que l'on poursuit. cette fois ci devant la Sorbonne, plus tard dans les bas fonds de Paris. tu traines un corps qui ne sait plus où aller. tu promènes des yeux qui ne s'amusent plus. heureusement dans une ville où...
Lire la suitej'ai vu un homme, un jour, qui parlait à une voiture. une voiture sympathique, aux gros yeux ronds, en grande conversation avec l'homme. je m'approche et la conversation baisse. ils sortent des cigarettes et fument. la tête soudain dans les nuages, une...
Lire la suitedans un bar moderne où la vie n'est plus. etonnant un coeur où la vie ne veut plus. des conversations entendues et sitôt parties. les bruits de l'argent qui s'empoche dans des poches de fer. des filles qui se parlent de garçons qui voyagent. entre chaque...
Lire la suiteenfin lachées dans la ville, ces brigades chargées de surveiller le règne de la beauté. ce ne sont pas ces viles compagnies qui éliminent en cachette la sous-race honnie. celles ci se montrent, aclamment et sanctifient ses hauts faits méritoires. une...
Lire la suitecomme un vieillard entouré de thon dans un jardin grillagé. deux femmes aux yeux de pierres. la mort a déjà drapé sur l'une d'elle son oeuvre de soie. au soleil couchant des pigeons qui meurent, s'égrènent les rires enthousiastes des enfants, sous la...
Lire la suite