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poésie philosophie délire

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vitres

toujours des vitres qui nous séparent du monde qui passe. les yeux ne sont plus aux parois de verre à décortiquer l'autre de la race bénie. c'est ici plus une chaleur de femme enfummée qui vous protège du froid et de la grisaille, véritables peaux d'une ville sans vie. toujours ces grands pieds à promener ailleurs. au métro, dans les airs, au milieu des méduses et des consommateurs. un étranger, un autochtone, un fumeur, un lecteur, des gateaux dans la main d'enfants. étranger qui sourit au regard d'alcool, d'où nous ramènes tu ton visage ? quels soleils y ont marqué ces teintes d'ailleurs ? lampes frèles dans des brouillards de feu, tu n'as jamais laissé dans mon sang ton odeur de café...
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