poésie philosophie délire
l'équilibre fragile. depuis si longtemps chateau de carte. et un souffle, une vague, un tsunami, qui vient du passé, et qui monte, monte, très haut... et vous courez, pour fuir la puissance du temps, qui vous rattrape, alors toujours plus vite, on court...
Lire la suitedes bruits d'enfants. le repas sur la table. des plats aux fumets italiens. et des paroles, des échanges, des discussions. de l'amitié, de la chaleur. et puis elle se leva. prit les enfants par la main et partit. le silence grandissait. dans la pièce....
Lire la suitelà bas. tout là bas. loin. par ci et par delà. mais jamais d'ici. nulle part d'ici, mais toujours d'ailleurs. peu de racines, si fragiles, si légères. une présence aérienne. trop légère, sans gravité. alors rechercher le poids, pour se poser. pour déposer...
Lire la suitecela faisait des années. que je la connaissais. que je pensais la connaitre en fait. toutes ses réactions, d'avance, en moi je le savais... je les anticipais. fusionnés, au plus profond de nous. je le croyais. depuis l'enfance, depuis les souvenirs, depuis...
Lire la suitej'avançais dans la vie. en marche arrière. je ne savais pas trop où j'allais en fait, mais je voyais le passé défiler distinctement sous mes yeux, aux reflets des émotions, des chocs. difficile d'avancer en reculant. d'y aller à tatons, aux sons, aux...
Lire la suiteécrire. pour que les lettres vous tiennent debout. pour que les multiples personnalités qui vous habitent ne s'éparpillent pas au moindre vent...
Lire la suiteenfiler un masque. dès le matin. un masque de sourire et de bien être. pour être conforme aux souhaits des parents. aller habiter un personnage construit, en réponse à la mission secrète que l'enfant en nous nous avait confié, inconsciemment, pour répondre...
Lire la suiteles chasseurs étaient arrivé sur leur proie. il gisait là, par terre, comme une merde. bien moins fier que lorsqu'il virevoltait ça et là avec son petit arc et ses flèches, à essayer d'atteindre des coeurs solitaires... il était tout mielleux, il voulait...
Lire la suitepar terre. la gueule ouverte. respirant à peine... sec comme du bois mort. momifié. sur son ile depuis si longtemps... longtemps qu'il crevait. crevait d'absence, de vide de paroles, de visages... il sortait toujours avec son masque. oui tout va bien,...
Lire la suiteje l'avais retrouvée. depuis si longtemps. si loin. et là, de nouveau, le plaisir de la parole, la joie dans sa bouche, à parler sans fin. mon destin inconscient : la voir heureuse... enfin. logé en elle, élevé aux larmes du désespoir, à guetter son retour......
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