poésie philosophie délire
toujours vivant. pour se punir. car il était si simple d'en finir. tellement d'occasions. mais non, lutter, rester à respirer ici, car il était si simple de rejoindre son fils, qu'il avait porté dans ses bras, tout de sang, d'une belle couleur si rouge,...
Lire la suiteil était resté en vie, à en crever, pour qu'il lui pardonne. car il savait qu'elle mourrait de remords. seul lui pouvait la sauver, en venant près d'elle, en la regardant en face, et en prononçant les mots qui guérissent : "je te pardonne". je suis là,...
Lire la suitej'étais venu, si près d'elle, à la toucher, à la voir, en face de moi, toute en respiration, toute en regard attentif. et puis rien. le grand vide. si profond qu'il n'en voyait plus la source, plus les échos... les yeux disparaissaient, d'ailleurs il...
Lire la suiteil les caressait toutes. les unes après les autres. des photos, par milliers. par millions. des tas de femmes, à la pelles, à ne plus savoir où regarder... alors qu'il ne cherchait que la femme. la seule, l'unique, qu'il avait connu si petit, si minuscule...
Lire la suiteil faut tirer un trait sur le passé. sur soi donc. un gros trait avec un gros feutre, pour dire que le passé n'est plus là, que tout neuf on est. que darwin s'est trompé. non, nous ne sommes pas le fruit de l'évolution, mais une génération spontanée....
Lire la suitele maître des larmes. c'est ainsi qu'il s'appelait parfois... à savoir pleurer en toute circonstances, en tout lieu, et l'instant d'après, brutalement, afficher un sourire de façade pour ne rien laisser paraître, à faire croire aux autres que tout va...
Lire la suitec'est ainsi, dans la solitude des soirs, aux jeunes corps endormis, réfugié dans la pièce à forger des textes, que la nuit monte en moi, me saisit la main, la guide, lui fait faire son jogging sur des claviers fatigués, et moi je regarde les mots se former...
Lire la suiteje me demande parfois. pourquoi. pourquoi tout. pourquoi tout ça autour de nous. et pourquoi moi. et pourquoi ce pourquoi. comme une injonction de mes pensées, comme si je ne devais pas admirer la question plutôt que chercher la réponse. c'est la question...
Lire la suitel'appareil était là, à ses cotés. parfois envie de le prendre et de décrocher. composer le numéro pour la voix au bout. l'entendre à s'en rassasier. pas besoin de parler, juste écouter le son des syllabes, des intonations. rien à dire en fait. juste à...
Lire la suitedes pétales de roses sur son visage, et tout son corps. qui flottaient au dessus d'elle, les yeux fermés, et tout autour les hommes qui la regardaient, aux cheveux blancs. dans le grand silence du dernier départ, en trou noir des regards alentours, à...
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