poésie philosophie délire
parfois des envies d'adios amigos. a chao, je quitte la scène, je déménage, je pars en laissant tout derrière moi, les portes grandes ouvertes, aux vents battants. je laisse le vide, se remplir de souffles lointains, sans me retourner, aux larmes absentes,...
Lire la suitela mère était partie. en haut de la maison, dans le grenier. à ouvrir le coffre du passé, à feuilleter les photos des morts, et les serrer contre soi, pour essayer de leur communiquer un peu de chaleur, pour les ramener un peu, ici, aux rires disparus,...
Lire la suiteau fond de l'océan, dans les courants, aux grands requins qui me frolent et m'entourent, lentement, puis repartent vers des eaux plus légères... au sentiment d'une lourdeur qui me coule, aux fonds des mers, au fond de moi, en absence cosmique de toute...
Lire la suitedans la nuit éblouissante des rivages de californie. à regarder passer la vie, à regarder passer les autres, les couples se former, se défaire, s'attirer, s'envoler... et dans sa voiture, éternellement regarder, étonné, la vie se déployer... et se sentir...
Lire la suiteje t'avais confié le petit garçon, depuis si longtemps en moi... tu le serrais dans tes bras. tu le choyais. et, au creux de tes bras, il sentait enfin la chaleur si lointaine maintenant... et je vous regardais, si beaux, aux yeux si grands, en noyade...
Lire la suiteun arbre de solitude, qui pousse en soi... qui devient foret. et du fond des racines, une voix qui grandit. vers le ciel. qui vibre dans les vents, d'une profondeur abyssale... protectrice et forte, aux basses des ténors, aux harmonies divines... et les...
Lire la suitec'était le soir, chez moi. quand seul, face à moi même. il arrivait. parfois. ce vide du loin. sous de multiples visages, parfois lumineux, plein, joyeux. parfois un néant, une sensation de coupure de tous les liens aux autres, d'isolement total... ce...
Lire la suitec'est le temps où le gris descend sur la ville. dans les maisons, les voitures et les coeurs. le temps humide où il fait froid. sans soleil et sans chaleur. on regarde par terre, sur ces beaux trottoirs luisants. ses pieds qui avancent et suivent les...
Lire la suiteelles étaient belles, les unes et les autres. elles aimaient, chacune à leurs manières. et je les voyais, derrière mes yeux lointains, du fond de moi, aux antipodes de leurs présences... je leurs laissais mon corps, car elles le désiraient, je leur prêtais...
Lire la suiteelle était venue. du fond du temps. du fond de son enfance. blessée. et, au fond de ses yeux je reconnus le garçon que je fus. elle se blottit contre moi. au fond de moi. au plus proche du garçon qui l'attendait... depuis si longtemps... je la soignais....
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