poésie philosophie délire
inspirer. expirer. inspirer. expirer. inspirer. expirer… longtemps… être la respiration, depuis la plus petite entrée d’air jusqu’au souffle le plus léger. entièrement concentré. entièrement focalisé. des heures… des heures les yeux ouverts… à observer les pensées naître, se développer, se déployer, s’enlacer, pour s’étendre dans ses étendues cérébrales, dans ses codes neuraux aux allures complexes. et les admirer, un peu comme des papillons qu’on regarde passer, aux grandes ailes de couleurs. ne pas les attraper, ne pas les toucher… surtout pas… alors les yeux grands ouverts en soi, à voir passer les haines, les désirs, les envies, les attirances… ne pas réagir, mais contempler, les frôler des paupières aux cils papillons… et percevoir au loin l’apparition de l’absence de soi…