poésie philosophie délire
alors que j’observais les libellules qui virevoltaient autour de moi, je vis au loin un grand homme fort agité, accompagné de plusieurs animaux. il était tenu au respect par un homme barbu en blouse blanche, qui avait un grand fouet dans une de ses mains. l’homme agité était bien étrange, car, bien qu’ayant de loin l’aspect d’un vieillard, il avait un visage d’enfant, une chevelure qui ressemblait à la crinière d’un lion, et des yeux de chameau. il était accompagné d’un aigle et d’un loup. l’homme derrière faisait claquer son fouet en hurlant, « du calme, ça, du calme ! ». ça ? quel drôle de nom dis je. l’homme agité se retourna vers moi l’air exalté : « mais non, je m’appelle Zarpousspa, avec pour petit nom Za si vous préférez, mais ce vieil abruti n’entend pas bien et il m’appelle ‘ça’ ! ». et il m’examina des pieds à la tête. surtout les pieds en fait, car il voulait voir si j’étais un marcheur émérite. « c’est aux pied qu’on voit la force du funambule. avez-vous vous vu le funambule ? je le cherche depuis maintenant plusieurs années, sans succès. j’ai déclamé sa venue à la terre entière, et depuis, pfuit, plus un seul funambule, introuvable, partit on ne sait où… mais je ne cherche pas n’importe lequel des funambules. je cherche celui qui marche entre deux nuages, celui de la volonté et celui du dépassement. » alors je me remémorais effectivement une nuit de pleine lune avoir vu passer un grand être noir qui marchaient entre deux nuages. il s’équilibrait avec sa faux et poussait tout ceux qui essayaient de le suivre… mais à peine j’essayais de répondre que l’homme en blanc faisait claquer son fouet pour que ça (je veux dire Za) avance…