poésie philosophie délire
alors j’ai parcouru le chemin, toujours le même. le monde se résume t’il à un chemin ? peut on, toujours sur le même parcours, rencontrer la diversité du monde et à partir de là élaborer quelques éléments de réflexions qui auront une portée planétaire ? ou s’agira t’il d’idées applicables juste au chemin, à ses bordures, aux rencontres effectuées dans son cadre ? mon espace de liberté est il limité par les bords du chemin ou puis je, par mon imagination, en sortir, y échapper ? la structure physique du chemin est il l’implicite dont je dois prendre conscience avant de m’y aventurer ? j’y ai rencontré des plantes, des animaux et des pensées. je m’y suis surtout retrouvé, au reflet de mon regard sur le reste, à l’éclairage de mon corps alentour… alors la première rencontre humaine est une révélation : le visage apparaît, puis le corps, les habits, l’allure générale. une apparition au même titre que l’incarnation divine, car ce chemin était secret. c’était celui de la quête intérieure, celui de la voie intime. le visage lumineux, ouverture sur autrui, les yeux encore clos, la respiration lente, la chair toute en repos, et le corps en diffusion d’aura. l'autre, le plus précieux, le plus différent et mystérieux, le plus inattendu dans une solitude en promenade…