poésie philosophie délire
alors la quête de sens est apparue : une béance dans une histoire, dans une fiction. à combler. une histoire incomplète, une pièce qui manque. alors la recherche est là, pour remplir de mots ce trou toujours ouvert… pour remplir ces bouches d’enfants éternellement ouvertes aux massacres des camps… remplir la béance de leur vide… fermer leurs yeux immortellement ouverts de mots aux lourdeurs de culpabilités. car elle est bien en nous, cette capacité de mort, cette jouissance à la prise d’une arme, cette jubilation à sentir la force, qui nous possède, qui nous transfuse… alors éclairer les tireurs, et fermer les yeux pour ne pas voir ce qui se passe derrière l’autre mur… une valse, avec la mort, avec la honte, aux yeux si jeunes troublés de sangs… une fois victime, une fois bourreau, pour compenser, pour équilibrer… et la tristesse du bourreau, de ne plus danser avec le mort, de rester là… contaminé par l’ombre lourde de la mort, qui planera de ses longues ailes post traumatiques, aux plumes des lunes sombres…