poésie philosophie délire
et pourquoi attendre ? pourquoi rester ? le devoir. un point c’est tout. même pas à discuter. pouvoir se regarder dans une glace, tout simplement. se voir soi même, au fond des yeux, sans détourner le regard, sans s’étonner de ce personnage qui nous regarde. oui le miroir est le juge le plus sévère, celui à qui l’on demande de déformer l’image renvoyée, car souvent trop dure, trop sèche, trop directe. oui, un peu la maquiller, pour ne pas s’affronter, au regard si sévère, aux traits si tirés… alors vouloir le casser, mais sept ans de malheurs. ou sept ans de bonheur de ne plus se voir, de ne plus se juger, d’en finir avec la dynamique du temps… briser le miroir, c’est un peu se briser soi même, c’est, en échappant aux mains si peu assurées, lâcher ce reflet qui nous importune, qui nous questionne… alors sept ans pour se reconstruire, pour pouvoir se voir à nouveau, s’accepter, se détailler, se découvrir autre et si proche à la fois, frontière entre soi même et les autres, illumination vers autrui. épiphanie du visage au miroir…