poésie philosophie délire
petit chef. petits mails. petites pensées administratives. se croit important, même sans couleurs. bardé de chiffres, de tableaux, de courbes. sans croyances. sans désirs. juste compter, manger, dormir, et recompter. jamais conter. jamais imaginer, et surtout tuer les imaginatifs, ces chiens qui dérangent les comptes. la raison pure et brute, jusqu’à la bêtise. pas d’amour. pas de vie. mais beaucoup de chiffres, des gros budgets, un grand sentiment d’exister, de dominer. un petit roquet, mais bien fier, aux grandes dents qui mordent. et des jambes pour être mordues et se faire les dents, pour voir le sang couler et s’écouler, pour se refléter dedans, et s’y croire grand…