poésie philosophie délire
c'était la nuit. je m'approchais lentement des gens endormis. profondément. et doucement, avec mon filet, je capturais les rêves qui s'échappaient...
Lire la suiteje me demande toujours pourquoi. mais pourquoi les mots ont ce pouvoir. ce pouvoir de réveiller l’autre. pourquoi ouvrent ils des portes si fermées au fond des êtres ? pourquoi ces quelques lettres éparpillées, pourquoi ces choses si légères… pénètrent...
Lire la suiteelle est venue me dire. de me relever. je ne voulais pas. car j’étais bien, dans ma solitude splendide, si rayonnante de vide, au destin si tracé. mais elle avait bougé en moi, une chose, si lointaine, aux échos desquels… mon corps… vibrant. alors, lentement,...
Lire la suiteet la page blanche était là, à nouveau, qui m’appelait, en réponse au noir au fond, de telle sorte que les lettres, goutte à goutte, du fond de moi, lentement, s’écoulaient… il avait fallu que toc toc, l’on vienne frapper au fond de moi, à une fenêtre...
Lire la suiteelle était venue de loin. du fond de la nuit. elle a toqué à ma fenêtre alors que j’étais endormi. profondément. un tout petit toc toc toc qui sautait de ci delà, de jour en jour. pour me dire « je suis là, coucou, j’existe, et toi qui es-tu ». car chacun...
Lire la suiteun jour je demanderai. je demanderai qui vient. qui vient et revient sur ce site. sur ce vide. je resterai là, planté au milieu des mots. et je hurlerai. passez votre chemin. il n'y a rien à voir. rien à lire. ce n'est pas ce que vous croyez. juste un...
Lire la suitec'est fini. l'écriture ne vient plus. sec. comme un bois mort. les mots enfuis, loin. envolés. une âme vide. ou plutôt plus d'âme. un grand chant de silence. si fort qu'il vous arrache les yeux de son vide strident. et puis de temps en temps des fantômes...
Lire la suitede retour à auschwitz. toutes les nuits. dans ma tête. les baraques qui s'érigent, l'odeur de la boue, le regard des autres, et la faim au ventre. un peu comme une fleur, qui repousse à la nuit, arrosée de souvenirs, et grandit en moi, toute en costume...
Lire la suitenous étions revenu de là bas. d'où l'on ne revient plus. triés, parqués, amenés à la désinfection, et puis au ciel, avec la fumée si haut. et au retour les mêmes trains, les mêmes bus, le même tri. et les autres, qui étaient restés et viennent nous voir...
Lire la suitec'est lorsque tu n'es plus que ta présence en moi émerge, se déploie et m'envahit. l'être ne se manifeste pas par sa présence mais par son absence. parce qu'il fut. parce qu'il n'est plus, plus que douleur et manque. et c'est la taille de cette absence,...
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