poésie philosophie délire
là bas. tout là bas. loin. par ci et par delà. mais jamais d'ici. nulle part d'ici, mais toujours d'ailleurs. peu de racines, si fragiles, si légères. une présence aérienne. trop légère, sans gravité. alors rechercher le poids, pour se poser. pour déposer...
Lire la suitecela faisait des années. que je la connaissais. que je pensais la connaitre en fait. toutes ses réactions, d'avance, en moi je le savais... je les anticipais. fusionnés, au plus profond de nous. je le croyais. depuis l'enfance, depuis les souvenirs, depuis...
Lire la suitej'avançais dans la vie. en marche arrière. je ne savais pas trop où j'allais en fait, mais je voyais le passé défiler distinctement sous mes yeux, aux reflets des émotions, des chocs. difficile d'avancer en reculant. d'y aller à tatons, aux sons, aux...
Lire la suiteécrire. pour que les lettres vous tiennent debout. pour que les multiples personnalités qui vous habitent ne s'éparpillent pas au moindre vent...
Lire la suiteenfiler un masque. dès le matin. un masque de sourire et de bien être. pour être conforme aux souhaits des parents. aller habiter un personnage construit, en réponse à la mission secrète que l'enfant en nous nous avait confié, inconsciemment, pour répondre...
Lire la suiteles chasseurs étaient arrivé sur leur proie. il gisait là, par terre, comme une merde. bien moins fier que lorsqu'il virevoltait ça et là avec son petit arc et ses flèches, à essayer d'atteindre des coeurs solitaires... il était tout mielleux, il voulait...
Lire la suitepar terre. la gueule ouverte. respirant à peine... sec comme du bois mort. momifié. sur son ile depuis si longtemps... longtemps qu'il crevait. crevait d'absence, de vide de paroles, de visages... il sortait toujours avec son masque. oui tout va bien,...
Lire la suiteje l'avais retrouvée. depuis si longtemps. si loin. et là, de nouveau, le plaisir de la parole, la joie dans sa bouche, à parler sans fin. mon destin inconscient : la voir heureuse... enfin. logé en elle, élevé aux larmes du désespoir, à guetter son retour......
Lire la suiteil était descendu du train. de la bétaillère. trés vite. parce que ça gueulait. ça hurlait. avec des chiens partout autour. et puis dans la longue file. avec des femmes enfants vieillards, un peu de tout quoi. comme dans la vie. comme pour attendre le...
Lire la suiteelle entrait toujoirs furtivement. sans bruit. sur la pointe de son âme... je la sentais à peine, et elle m'entourait. m'enveloppait. j'étais en elle. elle était en moi. pour toujours. et pourtant si loin... et s'était pour elle que j'avais vécu. pour...
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